La maison centrale de Conakry, est le plus grand centre pénitencier du pays. En dépit de tout, il est est confronté à d’énormes problèmes, liés aux conditions de détention. En tout cas, c’est ce qui ressort d’un constat fait par un journaliste de votre quotidien électronique, ce mercredi 07 février 2023.
Vieux de plusieurs années, ce centre de détention de Conakry a toujours fait parler d’elle. Les conditions de détention dans ce centre pénitentiaire laisse à désirer. La pléthore dans les cales, est un problème. Mais l’un des facteurs majeurs constaté dans cette maison carcérale, c’est bien les conditions sanitaires.
La nourriture servie aux détenus est pitoyable. En plus de cela, s’ajoute la détention prolongée de certains détenus. Un constat fait par le ministre de la justice et des Droits de l’Homme lui-même ce mercredi 08 février 2023, lors de la visite des lieux.
Prévue pour 300 détenus à l’époque, la maison centrale de Conakry compte à ce jour 1.761 pensionnaires dont 1.158 prévenus et 603 condamnés.
Face donc à la pléthore, parfois la nourriture servie à ces détenus ne répond pas à toutes les mesures prescrites par l’administration pénitentiaire. Des écarts importants sont constatés à en croire Dr Thierno Sadou 1 Diallo, chef de division santé, alimentation et cadre de vie à la Direction de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion.
‘’Concernant le riz et la patte d’arachide, il y a avait des écarts très importants, entre ce qui doit sortir et ce qui est sorti. Par rapport au riz, il y a un écart de quatre (4) sacs et demi. Sur la patte d’arachide aussi, l’écart est très important. On a trouvé un écart de 92 kg entre ce qui est sorti et ce qui doit sortir. Il en est ainsi pour l’huile rouge. On a aussi constaté qu’il n’y a pas d’outils de gestion, sauf la fiche de gestion des repas’’ énumère-t-il.
Au-delà de ces écarts constatés, les rongeurs font la fête dans la salle où, est placée le stock de nourriture des détenus. Deux repas sont servis par jour, la bouillie le matin, parfois sans sucre, selon plusieurs détenus interrogés et un plat de riz dans l’après-midi. Sur la détention, Dr Thierno Sadou 1 Diallo laissé entendre ceci:
‘’Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de détentions prolongées ici. Nous avons vu qu’il y a des prévenus correctionnels qui ont fait 9 ans sans être jugés et d’autres qui sont là depuis plus de 10 ans aussi. Nous sommes en train de décanter cela et nous sommes passés cale par cale pour inscrire tous ceux qui sont prévenus, en suite pour venir confronter les données à celles du greffe’’, ajoute ce médecin.

Et plus, il s’est avéré que plusieurs détenus qui sont traduits en flagrant délit, croupissent encore en prison. 3 ans pour certains et 5 pour d’autres, alors qu’ils devraient être jugés dans les 72 heures de leur placement.
Des dysfonctionnements que le ministre de la justice a instruit de régler, dans les heures qui suivent.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

