Le procès du 28 sept nous prouve éloquemment que le criminel, ce n’est pas celui qui brave une interdiction illégale de manifester. Le criminel, c’est plutôt celui qui tue des manifestants. C’est pourquoi on est en train de juger les présumés auteurs des massacres du 28 septembre 2009 et non les organisateurs du meeting qui a été illégalement interdit par les maîtres d’alors. Cela devrait servir de leçon pour les assassins d’aujourd’hui; Ils seront eux aussi amenés à répondre de leurs actes tôt ou tard.
En définitif, l’argument de manifestations interdites ne saurait justifier des tueries.
Charles Wright devrait commencer par s’attaquer à cette interdiction illégale de manifestations dès sa prise de fonctions pour nous prouver qu’il est un bon ministre en charge des droits de l’homme. Sinon tout ce bruit restera dans l’ordre du populisme.
Sékou Jamal PENDESSA(Journaliste chroniqueur).
