Le procès des membres de l’exécutif communal de la commune urbaine de Kissidougou rentre enfin dans sa phase décisive tout cas, ce mercredi 22 avril 2026, le parquet du TPI de Kissidougou a présenté son réquisitoire dans le dossier de détournement de deniers publics, de corruption et de complicité impliquant le président de la délégation spéciale, le vice-président, le secrétaire général, le receveur et deux autres responsables détachés auprès de ladite municipalité.

Dans son long réquisitoire, le substitut du procureur Moïse Bangoura a su allier fermeté et circonstances atténuantes à l’égard des inculpés. Il s’est finalement appuyé sur les articles 655, 764, 765, 767 du code pénal et l’article 117 du code de procédure pénale pour proposer au Tribunal, les peines d’emprisonnement selon le degré de responsabilité de chaque prévenu. Ainsi le parquet a requis :
– 3 ans d’emprisonnement assortis de sursis pour le receveur Michel Kamano et le vice président Mamadi Mansaré avec le payement d’une somme de 30 millions de francs guinéens, chacun;
– 6 mois d’emprisonnement assortis de sursis pour le PDS Elhadj Mamadi Iva Sanoh et le secrétaire général Moussa Kourouma et au payement d’une somme de 5 millions de nos franccs, chacun;
– un an d’emprisonnement avec sursis pour l’ingénieur-conseil Alpha Oury Bah avec le payement d’une somme de 5 millions.
Quant à dame Alice Mansaré, la responsable du cantonnement forestier, le parquet a proposé au Tribunal de la déclarer non coupable dans cette affaire.
Suite au réquisitoire du Ministère public, le Tribunal a décidé de renvoyer cette affaire au lundi 27 avril 2026 pour la décision finale.
Pour rappel, les 6 accusés comparaissent devant le tribunal de première instance de Kissidougou depuis le 3 octobre 2025, suite à l’auto-saisine du parquet dans ce dossier qui est né après la publication d’un mémorandum signé par plusieurs conseillers communaux. Des conseillers qui accusent l’exécutif communal des dérapages administratifs et du détournement de plus de 300 millions de francs guinéens.
Pour l’heure, les regards des citoyens sont tournés vers le Tribunal, qui doit sceller le sort des accusés dans cette affaire qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la cité de Kissi-kaba Keita.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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