La richesse d’un pays n’est rien si l’on n’est pas capable de la transformer pour le bien de sa population. Le mal de l’Afrique, c’est de toujours croire que son bonheur viendra inéluctablement du nombre de dettes qu’elle contracte avec telle ou telle puissance, telle ou telle organisation.
L’Afrique oublie que chaque dette contractée constitue un goulot d’étranglement. Si la Chine et d’autres pays ont pu se développer et tirer leur épingle du jeu sans adopter les modèles de développement occidentaux que certaines entités brandissent, mais qui ne tiennent malheureusement pas compte des réalités des pays du tiers-monde, pourquoi le berceau de l’humanité n’y parviendrait-il pas aussi ?
Ce ne sont ni la prière, ni la construction de lieux de culte qui nous sortiront de ce bourbier, de ce marasme socio-économique auquel le continent est confronté. En bref, les Africains doivent travailler d’arrache-pied pour espérer voir le bout du tunnel un jour.
Sayon MARA, Juriste
