La décision du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation dissolvant 53 partis politiques et mettant 67 autres sous observation dont les principaux le RPG, l’UFDG, l’UFR, le PEDN, le BL pour ne citer que ceux-ci et pour un délais de trois mois, fait des vagues dans la ville des agrumes.
Pour les responsables de ces partis politiques à Kindia, cette décision du MATD, est une surprise au sein de la classe politique. C’est en tout cas ce que laisse entendre le fédéral de l’UFDG de Kindia 2.
‘’C’est un sentiment d’observation, je ne peux qu’observer comme tous les politiciens de la Guinée, nous allons observer les décisions prises par le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. C’est qu’auparavant, il y a eu une commission qui est sortie effectivement dans leurs différentes préfectures et qui est allée faire un constat. Donc, ce constat, on ne sait pas quels sont les différents critères, parce qu’on ne peut apprécier quant on détient les différents critères d’appréciation. L’UFDG, ils sont venues chez nous, les différentes questions qui ont été posées ont été répondues avec satisfaction. Donc, ma surprise est que, je ne comprends pas ce qui est dit dans l’observation. Que nos partis sont en observation. Vraiment, je ne sais pas qu’est-ce qu’ils veulent par rapport à cela’’, a déploré Ismaël Forécariah Camara.
Même son de cloche chez M. Koné du RPG Arc-en-ciel. Lui, conteste le rapport d’évaluation des partis politiques présenté par le MATD.
‘’Nous ne sommes pas d’accord, mais en le disant, qu’est-ce que ça va changer ? Ils ont fait le contrôle et s’ils sortent leur résultat, qu’est-ce qu’on peut faire maintenant’’, s’est-il interrogé.
Contrairement aux représentants de l’UFDG et du RPG, Aboubacar Camara trouve cette décision du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation opportune.
‘’Cette décision est à saluer pour que la réconciliation entre les guinéens soient renforcées. Avec les partis politiques fantômes là, ça crée de la division, l’ethnocentrisme, ça déchire le tissu social et la bonne cohabitation entre les guinéens. Donc, on ne peut pas faire un lendemain meilleur avec ça. La diminution des partis politiques, il faudrait qu’on continue de diminuer encore pour que ça reste au moins deux’’, a-t-il suggéré.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Ierevelateur224.com.
