Le CNRD ne prend même plus la peine de cacher son jeu. Sous prétexte d’une simple « évaluation » des partis politiques, le régime de Mamadi Doumbouya lance une offensive brutale contre l’opposition.
Le scénario est simple et cynique : le Ministère de l’Administration du Territoire, le MATD invente des règles sur mesure pour éliminer les principaux opposants. Les cibles sont évidentes l’UFDG et le RPG les seuls partis capables de vraiment menacer le pouvoir en place.
Cette prétendue mise en conformité administrative n’est qu’un écran de fumée. L’objectif réel ? Dégager la route vers une élection sans opposition de Mamadi Doumbouya. En écartant les poids lourds politiques avec des prétextes bureaucratiques, le régime prépare des élections jouées d’avance.
L’arrogance du pouvoir défie l’entendement. Non seulement il cherche à exclure les partis représentant la majorité des Guinéens, mais il ose présenter cette purge comme un simple exercice administratif. Cette manipulation éhontée montre le vrai visage d’un régime qui ne tolère plus aucune opposition.
Cette stratégie est aussi stupide que dangereuse. Écarter l’UFDG et le RPG des élections, c’est pousser la Guinée vers le chaos. Une opposition bâillonnée trouvera d’autres moyens de se faire entendre, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la paix sociale.
La communauté internationale doit sortir de sa léthargie. Il ne s’agit plus de simples « préoccupations » à exprimer, mais d’une menace réelle pour la démocratie guinéenne qui exige une réponse ferme.
Le message du régime est clair : transformer la Guinée en autocratie où les élections ne seraient qu’une formalité. Face à cette dérive, la société civile et les partenaires internationaux doivent agir maintenant. La Guinée mérite mieux que cette parodie de démocratie.
Abdoul Karim Diallo, UFDG
