Réunis au sein du Forum National des Jeunes des Partis Politiques (FONAJEP), du Cadre de Concertation des Filles et Femmes des Partis Politiques de Guinée (CCFFPPG), et de la Commission de Suivi du Code de Bonne Conduite des Partis Politiques (CSCBCPP), les représentants des jeunes et femmes politiques de Guinée, ont animé une conférence de presse ce mardi 17 septembre 2024, à la maison commune des journalistes, située à la Minière, dans la commune de Dixinn.
L’objectif visé était de mettre à la disposition de la presse guinéenne et internationale, leur analyse faite autour de l’avant-projet de nouvelle constitution présenté par le CNT il y’a juste 2 mois. Contrairement à d’autres qui remettent en cause certaines dispositions du texte constitutionnel, ces différentes organisations approuvent l’avant-projet constitutionnel et félicitent même le conseil national de la transition, pour le travail abattu.

Dans une déclaration lue par Yatigna Mansaré, ils rappellent leurs contributions « au processus de retour à l’ordre constitutionnel, dans un esprit de dialogue et de respect des droits fondamentaux », avant de se réjouir du fait que le CNT aient pris en compte leurs différentes propositions dans le projet de constitution.
‘’Nous félicitons le Conseil National de la Transition d’avoir pris en compte certaines de nos préoccupations qui ont fait objet de plaidoyer par les jeunes et les femmes. Il s’agit entre autres de l’âge de la candidature à l’élection présidentielle qui a été ramené à 35 ans au moins et celui des élections législatives et locales à 21 ans au moins et le maintien de la parité’’, dira M. Mansaré au nom de toutes ces plateformes.
Le Forum National des Jeunes des Partis Politiques (FONAJEP), du Cadre de Concertation des Filles et Femmes des Partis Politiques de Guinée (CCFFPPG), et la Commission de Suivi du Code de Bonne Conduite des Partis Politiques (CSCBCPP), semblent toujours avoir des propositions à faire à l’endroit du CNT, pour une constitution qui puisse prendre en compte toutes les couches sociales.
‘’Après une analyse approfondie de l’avant-projet de la nouvelle constitution, nous tenons à souligner plusieurs points cruciaux pour garantir une transition qui reflète les aspirations de tous les citoyens guinéens, en particulier celles des jeunes, des filles/femmes et des personnes marginalisées, souvent mises à l’écart dans les processus décisionnels. Nous demandons que la nouvelle constitution garantisse l’inclusion des genres. Cela inclut l’égalité d’accès à l’éducation, à l’emploi et à la participation politique. Nous insistons que les dispositions relatives aux droits des jeunes et des femmes soient renforcées, notamment : leur protection, leur promotion et leur participation à la vie de la nation.
Nous exigeons des dispositions spécifiques contre les violences faites aux femmes et aux jeunes, avec des mécanismes d’application et de protection juridiques. Nous exhortons Monsieur le Premier Ministre, garant du dialogue sociopolitique, de rouvrir un dialogue national inclusif, consensuel et permanent entre tous les acteurs de la nation sans exception. Ce dialogue doit inclure la voix des jeunes, des filles et des femmes, qui sont les piliers du présent et du futur de la Guinée’’, ont-ils recommandé.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
