Fofanadou kokoma, est un secteur du quartier Senkèfara, relevant de la commune urbaine de Kankan. Dans cette localité, les citoyens traversent ces derniers temps d’énormes difficultés liées au manque de pont.

Pour rallier le centre-ville, les citoyens de cette localité séparée de la commune urbaine par un marigot, sont parfois obligés de braver les obstacles de ce cours d’eau qui déborde à chaque fois qu’il pleut sur la ville de Kankan. Face à cette dure réalité, ils expriment leurs cris de cœur et demandent à l’Etat de leur construire un pont pour sortir de ce calvaire.

‘’Quand il pleut seulement, ça bloque la traversée de la rivière. Nos femmes ne peuvent plus se rendre au marché, parce que le seul pont qui nous sert de passage se retrouve inondé. Nous avons même perdu un enfant dans la rivière. Ici, nous sommes très fatigués, parce qu’on n’a pas d’autres possibilités de nous rendre en ville pour les programmes personnels. Vraiment, c’est très difficile pour nous de vivre dans cette situation pendant la saison pluvieuse’’, a déclaré Aboubacar Sidiki Coulibaly (Razack), président de la jeunesse du secteur Fofanadou kokoma.

Complètement aux oubliettes, les citoyens de ce secteur ont par moment, décidé de prendre leur destin en main. Ils ont même lancé des cotisations volontaires, afin de construire eux-mêmes un pont. Mais, la somme collectée n’a pas pu couvrir le financement de la construction de l’infrastructure, comme l’explique Aboubacar Sidiki Camara.
‘’On a même lancé une cotisation volontaire à la mosquée pour tous les citoyens. Chacun est invité à déposer ce qu’il peut donner chez le chef du secteur, parce que c’est une route pour tout le monde. Toute personne qui contribuera dans ce projet sera accompagnée par la bénédiction de Dieu. Mais jusqu’ici, c’est insuffisant pour le financement de la construction du pont’’, a-t-il expliqué, avant d’affirmer que même le service de l’habitat a aussi contribué à sa façon en leur offrant des parcelles à revendre pour leur sortir dans ce carcan. Malgré cette aide, le secteur reste toujours inaccessible, assure-t-il.
‘’L’habitat nous a donné certaines parcelles gratuitement pour qu’on puisse les vendre en vue de construire le pont. Dieu merci ! On a essayé de vendre ces parcelles pour faire un peu. Mais, pour le moment, le pont n’est pas encore fini. Quand même, le peu qu’on a gagné, nous avons financé ça dans la construction’’, a-t-il souligné.
En attendant que leurs cris de cœur ne soient entendus, les citoyens de Fofanadou kokoma qui réclament depuis belle lurette ne ce reste qu’un pont, continuent de prendre leur mal en patience.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
