La mise en œuvre des dix points du chronogramme de la transition continue de nourrir des polémiques entre les acteurs impliqués dans la conduite de la transition. Si le comité de suivi du chronogramme parle d’une avancée majeure, des acteurs politiques qui ont participé au dialogue inter-guinéen prennent le contre-pied du gouvernement.
Invité chez nos confrères d’Espace FM ce jeudi, 06 juillet 2023, Me. Alfred Mathos, président de l’UPG dit avoir constaté le retard dans les délais impartis dans l’exécution des différents points du chronogramme.
‘’Je voudrais simplement dire que le verre est à moitié plein. L’espérance que le 05 septembre a suscité chez les guinéens ou au niveau de la classe politique, tout le peuple de Guinée a salué cet espoir. La charte a suivi, donc, il y avait déjà une démarche didactique pour faire en sorte que nous allons avec des personnes qui ne veulent pas piloter à vie. Mais avec le délai qui a été imparti par rapport aux 10 points, on a peur qu’il n’y ait un glissement par rapport aux tâches qui sont incombées. Le président du CNT a annoncé la première mouture de la nouvelle constitution au mois de septembre, c’est l’une des trames de cette transition. Aux niveaux des thématiques qui ont été dégagées, sur les 10 points, il y a quelques retards qui se font sentir. Quand on décline le problème de moyens, je dis non, il y a un problème de technicité et d’approche, parce que nous ne sommes pas à notre première expérience. Nous avons vécu déjà des transitions, on peut nous inspirer d’autres transitions qui sont passées. Mais si on s’est donnés des délais, il faudrait pouvoir respecter les tâches. Donc, je dis, les délais qui sont donnés ne sont pas encore respectés, nous attendons pour voir’’, a déclaré le président de l’UPG, avant d’ajouter qu’il est encore possible de rectifier le tire.
‘’La rectification de la refondation est encore possible. Ça peut se rattraper, parce que ce sont les partenaires qui nous assistent dans cette transition, sur le point du recensement d’État civile a vocation électorale. Donc, je pense que ça peut être rattrapé’’, a indiqué Me. Alfred Mathos.
Facinet CAMARA, pour Lerevelateur224.com.