Dans une déclaration, en date du vendredi 17 février 2023, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, a menacé de suspendre ou de retirer les agréments des formations politiques, ayant soutenu la dernière manifestation du FNDC. Une manifestation qui a encore fait des morts, des blessés par balles, et plusieurs arrestations.
Cette menace ne sera mise en exécution, qu’au cas où, des sanctions judiciaires arrivaient à tomber contre les organisations politiques et sociales visées. En réaction donc à cette sortie de Mory Condé, Ibrahima Aminata Diallo, président de la Coalition Nationale des Acteurs pour la Paix et le Développement (CONALPAID), indique que le chef du département de l’administration du territoire et de la décentralisation, ne peut disposer de cette prérogative, contre un parti politique ou une entité de la société civile.
‘’Le ministre de l’administration du territoire, même si cela relève de son domaine dans la gestion administrative, n’a aucun droit de retirer, de museler les partis politiques, ainsi que les organisations de la société civile. Il devrait plutôt les inviter à dialoguer et à accepter le dialogue. Parce que tant que le dialogue est possible, je pense que le reste n’aura pas sa place. Si les conditions sont réunies pour qu’il ait un dialogue sincère et franc, je pense que les partis politiques n’ont pas encore le droit à ne pas aller au dialogue. Il faudrait qu’ils acceptent de venir. Mais s’ils posent des préalables avant d’aller autour de la table, là aussi, ils ont tort (…) le gouvernement à travers le MATD, qui est en train de faire un bon travail du côté de la gestion administrative, nous le voyons, mais de ce côté, il ne faudrait pas qu’il cède sur le coup de l’émotion, parce que l’émotion ne peut pas gérer une nation. Il faut que la raison, la rationalité prime sur ses sentiments, pour que nous puissions parler le même langage’’ a soutenu l’ancien coordinateur de la plateforme des jeunes leaders de l’axe, pour la démocratie et le développement (PJDD).
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

