L’ancien premier ministre Lansana Kouyaté, a levé ce samedi 18 février 2023, un coin du voile, sur la relation qu’entretenait sa formation politique avec les autres structures du Front national pour la défense de la constitution (FNDC). C’était en marge de l’Assemblée générale hebdomadaire de son parti.
Le leader du PEDN, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait savoir qu’au moment où sa formation politique appartenait au FNDC, des voix s’étaient élevées pour dire de tout arrêter, afin d’éviter les morts lors des manifestations. Selon lui, l’objectif de certains membres du front anti troisième mandat, ne reflétait plus l’opinion du peuple.
‘’Les agréments sont données par le ministère de l’Administration et du Territoire, sur la base des critères qui sont définis. Entre autres, quand on cite quelques critères, il y a d’abord les statuts, je ne pense pas que dans un des statuts d’un quelconque parti, qu’il y ait des appels à la violence, aux manifestations, à la mort. Ça n’existe dans aucun statut de parti. Il y a le règlement intérieur, tous ces documents sont déposés au ministère de l’Administration du Territoire. Et ce qui s’est passé, c’est que ceux qui ont ordonné cette manifestation, le FNDC, on dit toujours qu’ils ont été dissouts. Mais ils se sont d’abord disloqués eux-mêmes. Parce que, il est arrivé un moment, où des membres de ce mouvement ou de ce front passaient dans tous les sens. Je voudrais le rappeler aujourd’hui, j’appartenais au FNDC, il est arrivé un moment, où on s’était dit, il faut arrêter ça, parce qu’il y’en a des gens qui disaient des choses qui ne reflétaient pas l’opinion du peuple. Le FNDC était opposé à donner un quelconque quitus à un autre mandat, qui passerait sous la couverture d’une nouvelle constitution, nous avions dit non ! Et tous vaillamment. Et ceux qui ont dit qu’ils vont le faire, on les a exclus. Mais malheureusement parmi nous, même ceux qui avaient adopté la position la plus rigoureuse, ont finit par aller eux-mêmes là où ils ne devaient pas aller. Et je crois que c’est le moment où le glas a été sonné pour le FNDC’’, a-t-il rappelé.
Plus loin, Lansana Kouyaté fait savoir qu’avant la dissolution du FNDC par le gouvernement, le front anti troisième mandat s’était auto-dissout lui-même.
‘’Il y a eu un moment de flottement entre Sanoh (ancien Coordinateur du front, ndlr) et Foniké Mangué (actuel coordinateur national). Cela a donné un goût amer et finalement, les uns et les autres se sont retirés. Ceux qui sont restés, revivent aujourd’hui, à la faveur de ces manifestations. Le PEDN l’a dit au début et nous le disons aujourd’hui, nous le redirons demain, nous ne sommes pour aucune marche à l’heure actuelle, au moment où, on est en train de traverser une transition. Tout se passe dans le dialogue’’, a soutenu le leader du Parti de l’Espoir National pour le Développement.
Par ailleurs, l’ancien chef du Gouvernement soutient, que cette spirale de violences doit s’arrêter. Pour lui, la Guinée n’est pas un pays normal pour l’instant. Il faudrait plutôt penser à le normaliser, pour éviter de plonger le pays dans l’abîme”, a-t-il martelé.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

