Au terme du 62ème sommet de la CEDEAO tenu le 04 décembre dernier à Abuja, les chefs d’Etat de la sous-région Ouest-Africaine ont demandé à la junte au pouvoir en Guinée, un dialogue inclusif .
Par la même occasion, les dirigeants de la CEDEAO ont proposé la délocalisation du cadre de dialogue dans un pays de l’espace CEDEAO si nécessaire.
Au cours de son assemblée générale tenue ce samedi, 10 décembre 2022 à Matam Lido, l’Union des Forces Républicaines se dit favorable à la délocalisation du cadre de dialogue dans la capitale d’un pays de la CEDEAO.
«Comme vous le savez, le 04 de ce mois, la CEDEAO a tenu un sommet à Abuja où il a été essentiellement question pour ce qui concerne notre pays la Guinée. Qu’un dialogue inclusif soit ouvert avec la participation de tous les acteurs politiques et sociaux. La CEDEAO invite à ce qu’on ait un dialogue inclusif avec les acteurs politiques et sociaux et le cas échéant, c’est-à-dire, si le CNRD par son manque de volonté affichée, par son incapacité à conduire le dialogue fécond et inclusif, la CEDEAO propose la délocalisation pure et simple du cadre de dialogue dans une capitale de la sous-région. Et quand cette proposition a été faite, on a entendu des gens dire que c’est une insulte alors qu’on les a vus dans toutes les capitale de la sous-région, en train de chercher le soutien pour le CNRD. Les gens qui se promènent nuit et jour dans les capitales de la sous-région ne peuvent rien nous parler sur une délocalisation du cadre de la Guinée dans une capitale de la sous région. Je pense qu’ils devraient regarder dans leur rétroviseur ce qu’ils ont entrepris et qui n’a pas marché. Ce, pourquoi aujourd’hui, ils ne veulent pas permettre que Sydia Touré, Cellou Dalein, Aliou Bah, Aboubacar Soumah soient autour de la table. Parce qu’ils savent pertinemment que si ces leaders sont autour de la table, ils n’ont aucun argument solide pour prouver leur bonne foi à conduire un dialogue fécond et inclusif. Pour la crédibilité du débat,pour que les leaders soient en sécurité, il est temps, il est même primordial que ce cadre de dialogue se tienne dans une capitale de la CEDEAO. Qu’on ne vienne pas nous dire que c’est une insulte alors que les mallettes ont été aperçues dans les hôtels», a déclaré Fodé Baldé responsable de la communication du parti avant d’inviter le gouvernement à mettre un terme au dialogue en cours.
«Le dialogue qui est en cours actuellement n’est pas dialogue. D’ailleurs, on n’est pas partie prenante ,voila pourquoi, nous leur invitons de mettre un terme à ce dialogue en cours parce que c’est budgétivore. Ça ne fait que faire sortir l’argent de la caisse du trésor public, alors qu’on aura pas de résultats», a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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