Après plus d’un mois de pause, les conseillers nationaux de la transition ont repris le chemin de l’hémicycle ce mercredi, 26 octobre 2022. Cette cérémonie solennelle de reprise de la session parlementaire a été marquée par la présence du président du parlement de la CEDEAO, Sidie Mohamed Tunis, du président du CNT du Mali, Colonel Malick Diaw, des membres du CNRD, du Premier ministre guinéen, Dr Bernard Goumou et de plusieurs membres du Gouvernement.
Dans son discours de circonstance, Dr Dansa Kourouma a indiqué que:
«cette reprise de la session parlementaire permanente du CNT, permettra aux conseillers nationaux d’aborder avec le même engagement et le même élan patriotique, plusieurs actions importantes, parmi lesquelles seront inscrites en priorité :
L’examen et l’adoption de la loi des Finances initiale;
L’organisation, avec l’appui de certains partenaires techniques et d’experts nationaux et internationaux, d’un Symposium de renforcement de capacités des conseillers nationaux sur le processus constitutionnel;
L’organisation du débat d’orientation constitutionnelle réunissant le CNT, le Gouvernement et les organisations politiques, syndicales et sociales désignées sous le vocable de forces vives de la Nation», a t-il souligné.
Plus loin, le Président du CNT a lancé un appel aux acteurs de la vie nationale.
«Le CNT lance un appel aux acteurs de la vie nationale, afin que l’objectif du vivre ensemble pacifiquement, la volonté d’éliminer tous les risques et facteurs de prolongation de la transition ou de recommencement cyclique, renforcent l’indissoluble lien ombilical qui rattache indéfectiblement chacun à tous.Tous, dans une même aspiration au bonheur, dans un même élan de fraternité et d’appartenance à une nation unie, doivent s’engager résolument à faire obstacle à tout ce qui pourrait concourir à engendrer, amplifier et entretenir des tensions, des conflits ou affrontements entre les diversités politiques, religieuses, ethniques et identitaires susceptibles de constituer, sur le territoire de la République, une mosaïque de groupes antagoniques au sein desquels, chacun serait omnibulé par ses doutes et par la peur qu’il a de l’autre,» a t-il souligné avant de poursuivre:
«Il appartient aux organisations politiques et celles de la société d’entretenir l’espoir de paix et d’unité nationale, seul contexte à même de légitimer les revendications de toutes natures, car l’exercice et la jouissance de la démocratie ne sont pas séparables de la fraternité et l’humanisme. Il est impératif d’agir pareillement et au même titre pour se retrouver autour du cadre de dialogue inclusif, afin de régler les préoccupations de l’heure concernant tous les sujets de désaccord dans l’intérêt supérieur de la République. Du dialogue, accepté et accompli inclusivement, surgit la confiance qui va lier, entre eux, les cœurs et les esprits dans une mutuelle adhésion aux valeurs morales et sociales porteuses de patriotisme, de responsabilité, de dignité, de respect de l’autre et de primauté du droit, celui-ci étant, à l’évidence, le fondement le plus solide du dialogue», a t-il martelé.
Camara Mamadouba
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