Le Premier ministre guinéen par intérim a lancé ce lundi 1er Août 2022 le diagnostic des budgets des différents départements ministériels. Bernard Gomou était accompagné dans cet exercice par le ministre du Budget, Moussa Cissé. La première a concerné le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.
La rencontre s’inscrit dans le cadre de l’évaluation des budgets d’investissement de chaque ministère afin de mieux comprendre les difficultés. Un pool de contrôleurs financiers est déjà mis en place à cet effet comme le voulait le Président de la transition lors du récent conseil des ministres.
« Ma présence à côté du ministre de la Justice ce soir, simplement c’est pour le comité que nous avons mis en place suite aux recommandations du conseil des ministres pour que ce comité vient dans chaque département pour évaluer l’exécution du budget et quel type de budget sur des investissements pour voir quelles sont les difficultés que chaque ministère rencontre, voire pourquoi ils arrivent pas à exécuter de façon convenable leurs budgets. C’est pourquoi dans la salle, il y a la présence de tous les directeurs nationaux du ministère du
Budget pour venir accompagner et comprendre au niveau du ministère de la Justice quels sont les éléments sur lesquels il faut mettre des accents particuliers afin que les lignes puissent bouger.
Donc aujourd’hui, c’est l’ouverture de cet exercice là. Après ici, tous les départements seront visités. Pourquoi nous avons commencé avec le ministère de la justice, des droit de l’homme? Comme vous le savez, la justice pour la transition est la boussole. A tout seigneur, tout honneur. C’est pourquoi, nous avons sollicité auprès du ministre du Budget pour commencer par ce département » , a précisé Bernard Gomou.

Pour sa part, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a salué la démarche.
« L’objectif de la visite du ministre du Budget et du Premier ministre par intérim s’inscrit dans la ligne droite de la décision prise lors du conseil des ministres. Vous savez, monsieur le Président de la transition n’a pas manqué de rappeler la mise au point du mécanisme visant à expliquer de manière claire au niveau budgétaire quelles sont nos difficultés réelles par rapport à l’investissement. Nous, on veut réaliser les infrastructures routières pour accéder à des prisons. Nous voulons réaliser des infrastructures pénitentiaires pour accueillir des personnes détenues, nous sommes en location ici. Donc, on ne peut pas continuer à occuper des bâtiments privés et pour dire qu’on peut être à l’attente de la population. Pour faire cela, il faut que le département soit doté d’infrastructures adéquates pour pouvoir mener à bien sa mission », a souligné Alphonse Charles Wright.

A la fin des travaux qui ont duré une heure, le ministre du Budget s’est exprimé en ces termes:
« Nous faisons la tournée dans les administrations centrales pour voir au niveau économique et budgétaire, quelles sont les principales difficultés que ces administrations là rencontrent pour que les dépenses soient exécutées au bénéfice de la population guinéenne. Globalement, les choses sont satisfaisantes au niveau du ministère de la Justice. Comme vous le savez, la justice, c’est la boussole de la transition. Ils sont à 54% du taux d’exécution de leur budget, ce qui est quand même une satisfaction au milieu de l’année. Nous encourageons le ministère à évoluer dans le sens.
Ce n’est pas une évaluation en tant que telle mais vous savez, il y a des priorités. Il y a parfois des incompréhensions sur l’appropriation de certains termes techniques et la façon de passer un certain nombre de dossiers. ce sont ces difficultés là que nous sommes venus relever pour pouvoir avancer au bénéfice encore de la population guinéenne », indique-t-il.

Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
