Selon le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, plusieurs mineurs ont été interpellés par les forces de l’ordre et lors des récentes manifestations de rue appelées par le FNDC le 28 juillet dernier.
A en croire Alphonse Charles Wright, ces mineurs qui ont été mis aux arrêts auraient pris des » stupéfiants » notamment du tramadol et de l’alcool. Il l’a dit ce lundi 1er août 2022, à l’occasion d’une interview accordée à plusieurs médias.
“C’est la première fois que les enfants de moins de 10 ans sont utilisés pour des fins de manifestation. Les enfants qui ont été arrêtés, les examens ont prouvé qu’ils ont utilisé du tramadol, des boissons alcoolisées. Qui finance tout ça, et pour quelle fin? Est-ce que la protection de ces enfants n’est pas l’obligation de l’État. Est-ce parce que tout simplement on n’est pas d’accord avec la manière que les choses se passent, on est qu’à même permis d’utiliser les enfants, les faire sortir dans les rues pour braver l’autorité de l’État. Je me dis quelque part que nous avons l’obligation de prendre des mesures qui s’imposent pour que les responsabilités soient situées”, a indiqué Charles Wright avant de poursuivre:
“Les personnes qui sont mortes dont j’attends les résultats de l’autopsie, nous communiquerons comme à nos habitudes par rapport à tout ce qui est autour de ces décès. Mais dore et déjà, ceux qui ont provoqué ces manifestations, ceux qui les ont commanditées, ceux qui ont fait appel à tout ça, chacun répondra de sa responsabilité face à la justice.
La seule chose que je demande à toutes les autorités, qu’elles soit politiques, sociales, c’est que notre pays la Guinée, que nous disons que nous aimons tant, que nous voulons servir tant, n’a pas besoin des actes de violences, n’a pas besoin des actes de barbarie” a déploré Charles Wright, qui dit regretter les actes de violences qui ont émaillé ces récentes manifestations.
“Ce n’est pas cela qu’on appelle une marche pacifique, ça été tout sauf pacifique. L’axe en soit n’est pas une zone criminogéne, mais lorsque que les jeunes qui doivent être protégés par les parents, ce sont ces parents là qui les demandent de sortir, ce sont les commanditaires qui les préparent pour la violence. Je me dis quelque part que nous somme en pleine perdition. Nous en tant que ministère des Droits de l’Homme, les droits de ces enfants doivent être protégés. Ceux qui utilisent ces enfants doivent répondre de leurs actes devant la loi. Ça, c’est la position du ministère de la Justice”, a t-il martelé.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
