Au cours de l’atelier de lancement de la campagne de sensibilisation sur à l’hygiène du numérique et la cyber sécurité qui a réuni ce vendredi 25 Juin 2021, dans un réceptif hôtelier de Conakry, les responsables des services informatiques des ministères et structures de l’Etat et la presse entre autres, Abdoulaye Kpogomou substitut du procureur près le tribunal de première instance de Kaloum a soulevé les insuffisances de la L037 relative à la Cyber sécurité et la protection des données à caractères personnels.
Selon lui, la loi relative à la lutte contre la cybercriminalité a beaucoup d’insuffisances. Le cyber harcèlement qui est de nos jours un problème majeur en est un exemple.
‘’Cette loi n’a pas tenu compte de toutes les infractions qui sont commises dans le cyberespace .La dernière fois j’ai été contacté par rapport au cyber harcèlement, mais je vous avoue que nous avons omis cette infraction. Alors que Dieu seul sait le cyber harcèlement est devenu très sérieux. Y’a des jeunes filles aujourd’hui à longueur de journée qui sont harcelées sur les réseaux sociaux, qui reçoivent des images pornographiques à longueur de journée dans leur boite de dialogue après avoir accepté un inconnu, parfois lorsqu’elles refusent d’accepter les attentes d’un inconnu sur les réseaux sociaux. Elles sont victimes de cyber harcèlement. Je crois qu’il faut revoir notre loi, identifier toutes les infractions qui sont omises par le cyberespace, même les infractions classiques. ( …. ) Dans notre actuelle loi ils n’ont identifié que l’escroquerie, le vol (…) c’est très restreint, donc je crois qu’il faut élargir le champ d’application de la loi afin que toutes les infractions qui sont constatées dans le cyberespace figurent dans la nouvelle loi’’, déclare le point focal au parquet de Kaloum dans le domaine de la cyber sécurité.
Dans cette optique le substitut du procureur ajoute :
‘’Je crois que le projet est en cours, le conseil de l’Europe était là, ils ont identifié les points faibles de cette loi. Je crois que le processus est en cours afin de revoir la loi, afin de l’actualiser ‘’.
Ibrahima Camara et Zézé Enema Guilavogui