Les difficultés liées aux infrastructures routières demeurent une réalité dans la région forestière en cette période hivernale. La route reliant la sous-préfecture de Diecké, située sur la route du Libéria, à 63 km du chef-lieu de la région de N’Zérekoré, est dans un état piteux depuis plus de trois mois.

Par manque de route appropriée à la circulation, la population de cette localité vie un calvaire qui ne dit pas son nom, en passant par l’augmentation du transport et la variété du prix de quelques denrées alimentaires. Les usagers de cette voie importante qui mène à la frontière du Liberia, déclinent leur calvaire et lancent un appel de détresse aux autorités pour leur venir au secours.
‘’Moi, ce que je veux dire seulement, c’est pour demander doléance à l’Etat, vraiment, de faire face à nous à Diécké, parce que ça ne va pas. Nous souffrons trop et aujourd’hui, l’eau même a débordé, personne ne va à Guanta, personne ne vient à Diécké. Les sacs de riz qui viennent de N’Zérékoré, chaque fois on a dans difficultés pour l’avoir. Aujourd’hui, un demi sac de riz c’est à 240.000 GNF et le gros sac à 480.000 GNF. Donc, nous souffrons trop. Nous demandons à l’Etat, vraiment de nous venir en aide. Les 63 km-là, de faire tout possible de l’arranger pour qu’on soit à l’aise à Diécké’’, a lancé Mamadi Camara.
Même son de cloche chez Kafouba Touré, syndicat des transporteurs des motos-taxis, qui ne cesse de d’interpeller l’Etat sur cette situation.
‘’Nous continuons de souffrir à cause de la route là. Nous demandons à l’Etat guinéen de nous aider à bitumer la route là jusqu’à la frontière. Même la population de Diécké, elle gagne la nourriture difficilement, parce qu’il n’y pas de route. Ou bien parce que nous ne sommes pas des guinéens ou c’est parce que nous sommes vers la frontière ?’’, s’est-il interrogé.
La situation reste préoccupante pour tous les usagers de cette route, comme le mentionne cet autre conducteur de motoo-taxi
‘’La route est gâtée. C’est mauvais. Si l’Etat peut nous aider pour la route N’Zérékoré-Diécké, vraiment, pour nous aider à goudronner ou pour faire le réprofilage, c’est bien. Ce n’est pas seulement les véhicules qui sont affectés, même les motos. Quand un motard emprunte cette voie, sa moto sera complètement gâtée’’, a laissé entendre Amadou Kourouma.
Il faut rappeler que la plus grande société d’exploitation d’Hévéa et de palmier à huile en Guinée, se trouve dans cette sous-préfecture.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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