La préfecture de Beyla, connue sous le nom ‘’grenier de la Guinée’’, à cause de sa productivité très élevée en agriculture, est de nos jours en face de difficultés. De Sinko à Karala en passant par Diassodou, les zones de productions agricoles par excellence, restent encore embourbées laissant les agriculteurs dans l’inquiétude.
Le constat est amer dans ces différentes localités relevant de la préfecture de Beyla, région administrative de N’Zérékoré. Le désenclavement de ces zones est la préoccupation des producteurs qui sollicitent auprès des autorités de la transition une aide.

‘’Nous les jeunes, on a pris le courage, l’engagement et la détermination de prendre l’agriculture à bras le corps. Ce, pour lutter contre la faim en Guinée, comme l’a prôné le Président de la transition. Parce que nous-même, on a compris que la terre ne trahi pas si tu t’adonnes. Mais qu’est-ce qui est notre souci majeur aujourd’hui? C’est le problème de routes. Après la récolte, comment transporter nos produits vers les centres ruraux et urbains? C’est vraiment compliqué pour nous. Alors qu’ici, vous pouvez voir un seul individu qui cultive 10 hectares de champs de riz. Le maïs, l’arachide, le fonio, tout ce que vous pouvez imaginez en matière d’agriculture, ça donne très bien ici. Notre zone est propice à l’agriculture.
Le gros des problèmes qu’on a, c’est la route. Les routes sont tellement dégradées, de sorte que nos produits périssent en brousse. De Sinko jusqu’ici, les camions peuvent faire des jours sans arriver chez nous à Kankôrô. C’est pourquoi, nous voulons que l’Etat nous vienne en aide. C’est le seul problème qui impacte nos activités’’, s’est lamenté Vacaba Condé.
Elhadj Cheick Koné, l’un des plus grands producteurs agricoles de la localité, n’est pas resté en marge de ces interpellations. Cet amoureux de la terre adresse son cris de cœur au Gouvernement.
‘’Aujourd’hui, on est confronté à des difficultés très énormes dans notre combat qui est centré sur zéro faim en Guinée. On se bat sur fond propre pour produire beaucoup plus. Mais après, on n’arrive pas à transporter nos produits pour faute de routes. Si on est désenclavé, c’est-à-dire, si on a de bonnes routes, je vous assure, Beyla peut sortir la Guinée de la crise alimentaire. C’est pourquoi, notre besoin le plus hardant, est que l’Etat nous aide à désenclaver nos zones de productions. C’est une plaidoirie’’, a-t-il lancé.
En attendant que ces cris de cœur ne tombent dans de bonnes oreilles, ce sont les agriculteurs qui gardent leur mal en patience.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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