Dans la matinée du dimanche 5 septembre 2021, le président Alpha Condé a été renversé et remplacé à la tête de l’État par le Général Mamadi Doumbouya, à l’époque Colonel de son état et commandant du Groupement des forces spéciales (une unité d’élite de l’armée guinéenne).
Ce coup d’État militaire qui plongé la Guinée dans une tradition, qui perdure depuis trois ans, est marqué par des réussites, mais aussi par des incertitudes. Oyé Béavogui, secrétaire général par intérim du parti PDG-RDA, salue les progrès réalisés en matière d’infrastructures routières, de desserte en électricité, d’uniformisation de l’armée, mais critique aussi le deux poids, deux mesures de la CRIEF.
‘’Les trois ans de gestion du CNRD à la tête du pays sont globalement positifs, même s’il y a un certain nombre d’aspects que nous continuons de déplorer et pour lesquels nous essayons d’apporter des propositions concrètes, afin que cela soit amélioré. Il faut reconnaître que ce qui a motivé la prise de pouvoir le 5 septembre, sur le plan de la refondation surtout, est en train d’avancer de façon normale. Sur le plan de l’armée, nous avons connu une restructuration très poussée. L’uniformisation des tenues et la dotation au niveau de la police, je pense que cela a progressé. Sur le plan des infrastructures routières, le bitumage des voiries, surtout dans les quartiers, a également beaucoup progressé. Au-delà de tout, il est vrai que la desserte en électricité était devenue un problème fondamental. Mais je pense qu’ils ont finalement trouvé la meilleure orientation qui s’impose et que, aujourd’hui, la desserte dans les ménages commence à devenir une réalité progressive. Donc, en quelque sorte, je pense que ce sont des situations qu’il ne faut pas occulter. Il faut clairement les dire, et malgré que nous soyons dans une transition, il y a une grande ouverture qui s’est faite à l’international sur le plan diplomatique’’, a-t-il magnifié, avant de qualifier la justice de deux poids, deux mesures.
‘’La CRIEF a été l’une des plus grandes innovations. Mais il faut reconnaître que de ce point de vue, il y a des points noirs. Retenir quelqu’un sans apporter de preuves tangibles contre lui, afin qu’il soit situé sur son sort, je pense que ce n’est pas du tout bien. Quand on parle de points noirs, c’est relativement à quelques aspects’’, a-t-il soutenu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

