Faisant suite à l’annonce de son épouse, l’activiste Bella Bah a officiellement pris la parole pour confirmer sa remise en liberté, effective depuis le vendredi 11 septembre 2026 à 19 heures. Dans une déclaration empreinte de philosophie et de détermination, l’acteur de la société civile a tenu à remercier ses soutiens, tout en adressant un message clair sur l’avenir de son engagement et sur le sort de ses codétenus.
Gratitude et résilience face à l’adversité
L’activiste a d’abord tenu à exprimer sa profonde reconnaissance envers toutes les personnes ayant apporté un soutien moral, spirituel ou physique à sa famille durant son incarcération. Mais Bella Bah s’est également adressé, avec une certaine hauteur de vue, à ses détracteurs. Loin de se montrer abattu, il perçoit cette privation de liberté comme une étape formatrice.
« Je remercie également ceux qui me souhaitaient le pire. L’adversité ne nous détruit pas toujours ; souvent, elle nous révèle, nous forge et nous apprend à mieux comprendre les hommes et la vie. On ne grandit jamais sans épreuves », a-t-il affirmé.
Un engagement intact et un plaidoyer pour les codétenus
Se définissant comme un « activiste très très indépendant », Bella Bah estime que son incarcération est liée à ses prises de position. Il dénonce les pressions exercées sur les voix dissidentes mais refuse de céder à la peur. Il a réitéré sa volonté de continuer à agir pour le système éducatif guinéen et de défendre ses valeurs.
L’activiste a également profité de cette première prise de parole pour lancer un plaidoyer en faveur des personnes toujours incarcérées.
« Parmi eux se trouvent des hommes et des intellectuels qui, à mes yeux, ont droit à la liberté. Je prie Allah […] de faciliter leur libération et d’alléger leurs épreuves », a-t-il formulé.
Cette déclaration sonne donc comme le point de départ d’une nouvelle étape dans son militantisme, qu’il aborde avec une lucidité renouvelée.
Alpha

