Alors que la transition dirigée par le CNRD prend fin le 31 décembre 2024, en Guinée, les acteurs socio-politiques n’ont aucune lisibilité sur le déroulement du chronogramme établi entre le pouvoir militaire et la CEDEAO. Et pis, la junte s’enfonce de plus en plus dans des violations répétitives des droits de l’homme.
Pour le président de la commission communication de l’ANAD et conseiller en communication de Cellou Dalein Diallo, ‘’la volonté de confiscation du pouvoir et les décisions liberticides et autoritaires prises ces derniers mois par les Bidasses et leurs larbins, le tout sur fond d’incapacité à apporter des solutions fiables et durables aux préoccupations légitimes de nos compatriotes, aggravent chaque jour les crises, notamment politiques, économiques, sociales et énergétiques’’.
De l’avis de Souleymane Souza Konaté, ces nombreuses crises contribuent fortement à fragiliser le vivre ensemble et à menacer la paix et la quiétude sociale.
‘’C’est pourquoi, nous invitons nos compatriotes à rester mobilisés même si cela reste difficile aujourd’hui face à la machine répressive et la terreur érigées en système de gouvernance. Le plus difficile est derrière nous. Il est temps de faire preuve d’imagination, de générosité et de résilience pour faire face à la tragédie que constitue la gouvernance actuelle. Notre beau pays a besoin de nous aujourd’hui plus qu’hier pour le sortir de la profonde crise dans laquelle cette gestion calamiteuse l’a plongée. C’est dur mais il faut qu’on le fasse à l’unisson. Faisons ce sacrifice pour notre pays, pour nous-mêmes et pour le bien des générations futures !’’, a-t-il interpellé.
Madiou BAH.
