L’Etat Guinéen a toujours trompé les citoyens à travers des annonces folkloriques sans aucun impact réel. Il est important de rappeler que sous la gouvernance d’Alpha CONDE, nous avons eu des intentions de financements de plus de 40 milliards de dollars. Malheureusement, il n’y a eu aucun impact réel sur les citoyens.
Le 06 septembre 2017, la Guinée signait un accord cadre avec la Chine de 20 milliards de dollars. L’accord cadre signé prévoyait le financement par la Chine de 20 milliards de dollars d’infrastructures en Guinée. La somme devrait progressivement être décaissée entre 2017 et 2036. En échange, la Guinée accordera des concessions minières à des entreprises chinoises. Où est ce que nous sommes sur le projet ?
Pourtant dans cet accord cadre, figurent une raffinerie d’alumine de China Power Invetment Corp et deux mines de bauxite pour Aluminium Corp of China (chinalco) et China Henan International Cooperation Group, rapporte Reuters, qui précise que ces trois projets seront situés près de la ville de Boffa.
Étant donné que L’Etat est une continuité, il ne fallait il pas discuté sur ces projets, afin de faciliter les décaissements en lieu et place de chercher d’autres promesses de financements qui ne sont au’à hauteur de 7 milliards de dollars.
Aussi, à Paris, le plan national de développement économique et social avait également obtenu des promesses de financement à hauteur de 20 milliards de dollars. Malheureusement là aussi, où en sommes nous?
Le souci n’a jamais été les financements plutôt l’absence de projets bancables, et d’une vision politique avec des projets sectorielles avec des études qui indiquent l’impact des financements et qui rassure sur le retour sur investissement.
La dernière sortie obligataire de la Côte d’Ivoire , c’est à dire des décaissements réels pour que notre lecteur comprenne, date du 22 janvier 2024. La Côte d’Ivoire avait pû lever 2,6 milliards de dollars à des taux de 6,3% et de 6,85%. Quelle performance !!!
Mais pour lancer des obligations sur les marchés financiers internationaux, il y a des préalables sur la stabilité politique, une vision économique et des projets bancables.
Notre État doit apprendre à faire du sérieux et à travailler pour ramener la confiance, un pays sans constitution, sans vision politique, sans des études sectorielles, ne peut pas inspirer un investisseur à faire des financements réels. Le développement ne rime pas avec les annonces , c’est du travail et du sérieux. Ça sera pour quand ?
Bella BAH
Analyste financier
abbellabah@gmail.com
