A quelques heures de la fête de Ramadan, plusieurs citoyens de la commune urbaine de Labé, se donnent rendez-vous au marché de la ville, pour acheter certains aliments, comme la viande, les poissons et des poulets, rapporte notre correspondant régional.
Cependant, d’après le constat fait par notre correspondant ce jeudi 20 avril 2023, les prix de ces denrées ont connu une hausse exponentielle, en dépit de la sensibilisation autour de la stabilisation des prix.
A la boucherie centrale de Labé, le prix d’un kilo de viande se négocie entre 50 000 francs guinéens et 55 000, comme nous l’explique ce client, venu s’en procurer.
‘’Je suis venu pour acheter de la viande, j’ai acheté un kilo à 55 000 GNF. Je viens d’acheter un kilo et demi, mais il y a une bonne qualité de viande’’, a confié Alhassane Diallo.
De son côté, Abdoulaye Tounkara, vendeur de poulets se plaint de la rareté de la clientèle.
‘’A la veille de cette fête, nous vendons un poulet à 50 000 GNF, mais très difficile. Les clients ne viennent pas pour acheter nos poulets. Parfois nous sommes obligés de vendre à 48 000 GNF le poulet, mais ce n’est pas facile’’, s’est-il lamenté.
Au marché de Yenguema, les vendeuses de poissons ont quant à elles égrainé certaines difficultés liées aux poissons pourris.
‘’Si nous allons aux frigos pour s’approvisionner des poissons, ils nous revendent des poissons impropres à la consommation. Nous aussi, nous sommes obligés de mélanger les poissons pour pouvoir les revendre à nos clients. Les prix varient en fonction de la qualité. Certains poissons coûtent 35.000 GNF, d’autres 25 000 et parfois 22 000. Nous demandons aux clients de venir acheter, malgré cette conjoncture économique’’, a invité Rougiatou Diallo.
Interrogé, le président de la coopérative des bouchers de Labé, n’a pas souhaité réagir face à cette hausse du prix de la viande.
Depuis Labé, Mamadou Aliou Diallo, pour Lerevelateur224.com