La Représentation diplomatique du Japon en Guinée, a eu un tête-à-tête ce mercredi 15 mars 2023, avec le Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. En toile de fond, l’aide du pays du soleil levant à la Guinée, dans plusieurs domaines de coopération, notamment la réalisation des infrastructures judiciaires et pénitentiaires.
Kato Ryuichi, l’ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Japon en Guinée et Alphonse Charles Wright ont échangé sur comment concrétiser les aides en faveur de la Guinée.
‘’Le Japon a toujours accompagné la Guinée pour qu’on puisse aboutir à la fin de la transition et puis surtout à l’importance du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme dans cette transition. Donc, on a échangés un peu sur comment est-ce qu’on peut travailler ensemble. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles on pourra travailler comme par exemple pendant les élections, l’élaboration de la constitution. En plus, j’ai véritablement constaté qu’il y a une nécessité d’établir les bases des infrastructures judiciaires, c’est vraiment important. On est en train d’étudier tout cela et voir comment on pourra travailler ensemble’’ a indiqué le diplomate nippon.
Pour sa part, le ministre de la justice et des droits de l’homme a mis l’accent sur la construction des infrastructures judiciaires et pénitentiaires dont la Guinée est en manque. Mais au-delà, Alphonse Charles Wright a souhaité auprès du pays du soleil levant, la formation des magistrats sur les questions électorales.
‘’Il faudrait réfléchir comment aider cette justice-là à pouvoir répondre de manière efficace, aux besoins primaires de cette transition. Il faut penser à la construction des infrastructures. Lorsque vous prenez par exemple les élections locales et tout ce qui s’en suit, ce sont les magistrats qui sont en amont et en aval dans le règlement du contentieux électoral. Alors, il faut penser à la formation de ces magistrats et doter notre pays d’une véritable école de la magistrature et construire des établissements pénitentiaires et judiciaires. C’est pourquoi, j’ai solennellement demandé à M. l’ambassadeur de réfléchir avec nous et voir comment nous pourrons mettre en œuvre dans le cadre des trois (3) piliers, que le japon a avec la Guinée’’, dira Alphonse Charles Wright.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com
