Le dossier dans le présumé cas de viol qui implique l’artiste de la musique urbaine Ans-T Crazy a pris une autre tournure hier.
Convoqué par les agents de l’Office pour la Protection du Genre, de l’Enfance et de Mœurs, le concepteur du tube ‘’C’est sa tête’’ a passé la nuit de ce jeudi en garde à vue.
Un acte qui a irrité son avocat au lendemain des faits, Me Fodé Kaba Chérif s’est insurgé sur le fait que son client soit mis en garde à vue sur la base d’une simple dénonciation sous anonymat.
« Mon client a été interrogé sur le fait que s’il connaissait les personnes dont je tais les noms, il ne les connaît pas en réalité. Mais ce qui est grave et qui est une violation manifeste de la liberté individuelle, qui s’apparente d’ailleurs à une séquestration de la part de cet OPROGEM, c’est le fait de dire qu’il faut mettre M. Ansoumane Traoré (Ans-T-Crazy, ndlr) en garde à vue, en attendant d’interpeller ces personnes qui ont appelé sous anonymat, le placer en garde à vue, le temps d’interpeller les personnes qui les ont appelés pour une dénonciation sous anonymat. Mieux que cela, il y a une sorte d’historique, de relevées téléphoniques qui a été brandie. On nous dit que parmi les appels reçus par ces personnes, figuraient les numéros de notre client. Et cet historique-là, ne couvre que la période du mois de décembre uniquement », a-t-il martelé.
Pour l’heure, la présumée victime de ce cas viol, selon plusieurs sources, refuserait de témoigner contre l’artiste.
Moussa Rama, pour Lerevelateur224.com

