Au lendemain de l’interpellation de Cellou Baldé, coordinateur des Fédérations de l’intérieur de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme et du Citoyen à travers son président, a dénoncé ce mardi les conditions d’interpellation de l’ancien député à l’Assemblée nationale.
Pour Souleymane Bah, l’honorable Cellou Baldé ne devrait être interpellé qu’à la suite d’une convocation régulière.
“Il n’y a eu aucune procédure, on le voit dans la rue comme on l’a fait pour Etienne Soropogui. C’est la même pratique qui continue, c’est ça le mal”, dénonce ce responsable de l’OGDH, qui laisse entendre que ces interpellations irrégulières pourraient engendrer de graves conséquences sur notre pays.
“Les conséquences de ces pratiques, d’abord, au niveau international, on n’a plus de valeur, on ne nous considère plus. Les citoyens guinéens eux-mêmes ne croient plus en cette junte. Voilà les conséquences et plusieurs autres également. Ils sont venus (CNRD ndlr) avec une langue mielleuse, tout en promettant mont et merveilles à la population guinéenne et voilà maintenant ce qui se passe. Combien de morts ? On est déjà à neuf(9). On utilise les armes létales pour empêcher les gens de réclamer leurs droits, mais ce n’est pas normal. On interdit les marche pacifiques, tout cela n’est pas normal, c’est déjà une violation grave des droits de l’homme d’interdire les marches pacifiques”, a déploré Souleymane Bah
Cellou Baldé qui a été interpellé à Hamdallaye et conduit à la Direction Centrale des Investigations de la Gendarmerie Nationale pour son implication présumée dans les événements du 28 juillet dernier, relatifs à l’appel à manifester du FNDC est libre mais placé sous contrôle judiciaire dans la soirée de ce mardi.
Moussa Rama pour Lerevelateur224.com
