Drôle de politicien ! Il change de ton, de mot, de mine en fonction du milieu et de l’intérêt. S’il est vrai que la nuit, tous les chats sont gris alors, en politique, tous les politiciens sont des frères siamois.
Ce qui est hilarant, ce sont les frasques de notre parangon de la vertu, Dr Faya Millimouno. Il dit partout et en tout lieu, combattre les partis politiques à connotation ethnique.
Il s’en prend viscéralement aux anciens Premiers ministres avec imprudence. Il milite activement pour l’exclusion même du jeu politique de tous ceux qui ont piqué un seul sou des caisses de l’État.
Quand il commence sa messe politique, on a comme impression qu’il est fondé de pouvoir digne de la vocation du sacerdoce.
Diantre ! Faya dit ce qu’il ne fait pas et fait ce qu’il ne dit pas. Quelle ambivalence ? Quel personnage digne de fiction ?
C’est le même Faya Millimouno qui s’affiche en grand poster avec Paul Moussa Diawara, le trop bien connu de notre justice!
C’est ensuite le même Faya, le dragon de la lutte contre l’ethnicisation de la politique qui répond à bras ouvert à l’union sacrée de sa communauté linguistique. Quel paradoxe !
Faya s’en prend à Cellou, il se cache derrière Mamadou Sylla ou Sydia Touré.
Il aime toujours être porté devant mais il n’a jamais ou presque personne derrière. Allez-y comprendre la raison!
Le temps n’est-il pas entrain de donner raison à Alpha Condé quand il dit que Faya travaille avec lui ?
Surtout quand on se rappelle de sa présence inattendue lors de la cérémonie d’investiture pour la 4ème République, malgré la virulence de ton qu’il a entretenue et le changement brusque de discours qui avait suivi.
Bref, Faya est un champion en incohérence, et en toutes catégories confondues.
C’est un talent d’ubiquité. Il peut être dedans et dehors à la fois!
Par Habib Marouane Camara, éditorialiste.