À travers une conférence de presse animée ce lundi 18 mai 2026, à Conakry, le collectif des contractuels temporaires de l’administration publique a dénoncé ses conditions de vie et de travail, tout en appelant les autorités à une meilleure prise en charge de leur situation.
Ces agents affirment avoir servi durant plusieurs années dans différents départements publics sans bénéficier d’une véritable stabilité professionnelle. Malgré leur prise en charge par le FUGAS et leur bancarisation, ils dénoncent des salaires qu’ils jugent dérisoires face aux réalités économiques du pays.
Selon plusieurs représentants des contractuels, le récent recrutement dans la fonction publique ne prenait pas suffisamment en compte leur situation.
« Le récent recrutement dans la fonction publique était soumis à des conditions qui n’intégraient pas pleinement notre situation », ont-ils expliqué.
Ils précisent également que « bien que certains aient pu déposer leurs matricules et candidater, beaucoup estiment ne pas avoir bénéficié d’un traitement favorable ».
Malgré ces difficultés, le collectif reconnaît certaines avancées enregistrées ces derniers mois. D’après les intervenants, « environ 300 contractuels dont les salaires étaient bloqués ont finalement été régularisés ».
Ils saluent aussi « la vaste opération de toilettage du fichier des effectifs afin d’identifier les agents fictifs et clarifier la situation administrative des contractuels », une initiative qu’ils attribuent au ministère de la Fonction publique.
Les contractuels disent apprécier les efforts entrepris par les autorités, mais estiment que plusieurs préoccupations demeurent sans réponse. Parmi elles figurent notamment « le blocage de certains dossiers » ainsi que « l’incertitude liée à la fin des contrats ».
Face à cette situation, les représentants du collectif disent compter « sur l’intervention du gouvernement et du président de la République pour mettre fin à cette galère nationale ».
Avec des rémunérations estimées à environ 2 500 000 francs guinéens, ces travailleurs affirment ne pas pouvoir « subvenir correctement à leurs besoins ». Malgré tout, ils assurent continuer à servir l’État « avec espoir et courage ».
Selon le collectif, plus de 1 000 contractuels temporaires seraient actuellement concernés par cette situation en Guinée.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
