À quelques mètres du marché de Taouyah, dans la commune de Ratoma, plusieurs femmes ont installé leurs étals aux abords de la voie ferrée pour vendre leurs marchandises.

Cette proximité avec les rails les expose à de nombreux risques, notamment lors du passage des trains. Mais faute d’espace suffisant à l’intérieur du marché, ces vendeuses disent n’avoir d’autre choix que d’occuper cet endroit.

« Nous n’avons pas d’espace où vendre, c’est pour cette raison que nous sommes installées ici. L’endroit est très risqué, mais si nous ne vendons pas ici, comment allons-nous nourrir nos enfants ? Il n’y a pas suffisamment de place au marché de Taouyah. Nous sommes nombreuses et le marché est trop petit pour nous accueillir toutes », témoigne Kadiatou Camara, vendeuse.

À chaque passage du train, ces femmes doivent interrompre leurs activités et déplacer rapidement leurs marchandises pour se mettre à distance de la voie ferrée.
« Lorsque le train passe, nous sommes obligées de déplacer nos marchandises. Dès que le train siffle pour nous alerter, nous transportons rapidement nos bagages de l’autre côté des rails. Nous sommes ici pour pouvoir subvenir aux besoins de nos familles », a-t-elle indiqué.

Pour ces vendeuses, cette activité représente avant tout un moyen de faire vivre leurs familles. La rentrée scolaire qui approche constitue également une source de préoccupation supplémentaire.
« C’est par manque de place que nous venons vendre ici. Nous le faisons pour subvenir aux besoins de nos familles. Avec la rentrée scolaire qui approche, nous venons également ici pour pouvoir payer les frais de scolarité de nos enfants », a-t-elle ajouté.



Au bord des routes et des rails, ces femmes continuent ainsi d’exercer leur petit commerce malgré les dangers auxquels elles sont quotidiennement exposées.



Une situation qui met en lumière la nécessité de trouver des espaces de vente adaptés, afin de permettre à ces commerçantes de gagner leur vie dans des conditions plus sûres.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

