Un câble électrique d’une longueur de 200 mètres, destiné au chantier de construction du nouvel hôpital régional de Kankan, a disparu depuis le mois de juin 2026. L’affaire a conduit à l’ouverture de poursuites judiciaires contre trois personnes chargées de la surveillance du site.
Selon le substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Mamadi 2 Kébé, plusieurs travailleurs présents sur le chantier ont été entendus dans le cadre de l’enquête.
« C’est depuis le mois de juin que le câble électrique de 200 mètres, se trouvant sur le chantier de construction du nouvel hôpital de Kankan, a disparu. Nous avons appelé, un à un, tous ceux qui travaillaient là-bas pour les interroger. Au total, il y avait huit personnes », a expliqué le magistrat.
À l’issue des vérifications effectuées par le ministère public, la responsabilité pénale de trois personnes a été retenue. Il s’agit notamment des personnes chargées de la surveillance et de la garde du chantier, aussi bien durant la journée que la nuit.
« Après vérification, le ministère public a estimé qu’il n’y a que trois personnes qui doivent endosser la responsabilité pénale par rapport à la disparition du câble. Ce sont les personnes qui ont la charge de la surveillance et de la garde du chantier, y compris les matériels qui s’y trouvent. Les autres personnes entendues dans le cadre de cette procédure ont, quant à elles, été mises hors de cause par le ministère public », a précisé Mamadi 2 Kébé.
Pour les trois prévenus, le parquet a requis une peine d’un an d’emprisonnement pour chacun, assortie du paiement de deux millions de francs guinéens chacun.
Le dossier est désormais entre les mains du Tribunal de première instance de Kankan, qui devra statuer sur la responsabilité pénale des trois prévenus conformément à la loi.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

