Reconstruite pour fluidifier la circulation et accompagner le développement des activités minières dans la région de Boké, la route reliant Boké à Kolaboui, longue d’environ 25 kilomètres, montre déjà d’importants signes de dégradation.

À peine un an après sa réhabilitation, plusieurs tronçons présentent des fissures, des affaissements et des nids-de-poule, suscitant l’inquiétude des usagers.
Emprunté quotidiennement par des milliers de véhicules, dont de nombreux camions transportant de la bauxite, cet axe routier stratégique est soumis à un trafic particulièrement intense.

Pour plusieurs usagers rencontrés sur place, la détérioration prématurée de la chaussée soulève des interrogations sur la qualité des travaux réalisés.
« C’est un mauvais travail qui a été fait. C’est de la tromperie. La route est mauvaise et nous souffrons énormément », déplore Mohamed Camara, rencontré sur l’un des tronçons endommagés.
D’autres usagers estiment toutefois que le passage permanent des poids lourds contribue fortement à l’usure rapide de la route. Conducteur de taxi-moto, Ibrahima Camara plaide pour la mise en place d’infrastructures adaptées au transport minier.
« Les motards et les piétons ne devraient pas partager la même route que les camions. Les sociétés minières devraient disposer de leurs propres voies de circulation », soutient-il.

À Tamaranssy, Bah Ismaïla, chauffeur de camion immobilisé depuis trois jours à la suite d’une panne mécanique, établit lui aussi un lien entre l’état de la chaussée et les nombreuses défaillances enregistrées sur les véhicules.
« Beaucoup de nos pannes sont causées par le mauvais état de cette route. Nous demandons aux autorités de trouver rapidement une solution », affirme-t-il.
Face à cette situation, les usagers interpellent les autorités compétentes ainsi que l’entreprise ayant exécuté les travaux afin que des réparations soient engagées dans les meilleurs délais.

Selon eux, une intervention rapide permettrait non seulement de préserver cet important investissement public, mais aussi de garantir la sécurité des milliers d’usagers qui empruntent quotidiennement cet axe vital pour l’économie de la région de Boké.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
