La lutte contre les atteintes à l’environnement se renforce dans la région administrative de Boké. Les nouveaux chefs des unités régionale et préfectorale de la Brigade contre la criminalité faunique et floristique ont officiellement été installés dans leurs fonctions au cours de cérémonies de passation de service organisées sous l’autorité des responsables de l’administration environnementale.
Le Capitaine Koïkoï Sakivogui prend désormais la tête de l’unité régionale, tandis que l’Adjudant Eugène Camara est nommé chef de l’unité préfectorale. Leur prise de fonction s’inscrit dans la dynamique de consolidation du dispositif de protection de la faune, de la flore et des ressources forestières dans une région fortement exposée aux pressions liées à l’exploitation des ressources naturelles.
Les cérémonies d’installation ont été présidées respectivement par l’inspecteur régional de l’Environnement et du Développement durable, le Capitaine N’Faly Camara, et le directeur préfectoral de l’Environnement et du Développement durable, Paul Camara, qui ont rappelé les enjeux majeurs de cette mission au regard des défis environnementaux auxquels fait face la région de Boké.
Les nouveaux responsables auront pour principale mission de prévenir, rechercher, constater et réprimer les infractions liées à la criminalité faunique et floristique. Ils devront notamment intensifier la lutte contre le braconnage, la déforestation, le trafic illicite d’espèces animales et végétales protégées ainsi que le commerce clandestin des produits forestiers.
Dans l’exercice de leurs fonctions, ils seront également chargés de contrôler la légalité de la capture, de la détention, du transport et de la commercialisation des animaux sauvages et des produits forestiers. Leurs attributions couvrent aussi la saisie des produits issus de la contrebande, notamment l’ivoire, les peaux d’animaux et les bois précieux, ainsi que l’interpellation des personnes impliquées dans ces activités illicites, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Au-delà des opérations de contrôle et de répression, les spécialistes de l’environnement estiment que l’efficacité de cette mission dépendra aussi d’une collaboration étroite avec les populations locales. La sensibilisation des communautés sur l’importance de la préservation de la biodiversité, la protection des écosystèmes et le respect de la législation environnementale apparaît comme un levier essentiel pour réduire durablement les infractions.
Dans une région où les ressources naturelles constituent un patrimoine écologique et économique de premier plan, l’entrée en fonction de ces nouveaux responsables est perçue comme un signal fort des autorités en faveur du renforcement de la gouvernance environnementale. Leur action sera particulièrement attendue dans la lutte contre les réseaux de braconnage et de trafic des ressources forestières, tout en encourageant une gestion durable du patrimoine naturel au bénéfice des générations présentes et futures.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
