Dans le cadre de sa tournée de prise de contact et d’évaluation au sein des départements ministériels, le Premier ministre, Chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, s’est rendu ce lundi 13 juillet 2026, au ministère des Infrastructures. Devant les cadres et responsables du secteur, le Premier ministre a tenu un discours pragmatique, rappelant qu’aucune ambition d’émergence économique ne pourra se concrétiser sans un réseau routier solide et moderne.
Le désenclavement : clé de voûte de la souveraineté agricole
Pour le chef du gouvernement, le développement de la Guinée passe inévitablement par la terre, mais surtout par la capacité à acheminer les produits de cette terre vers les centres de consommation. Amadou Oury Bah a insisté sur le fait que l’agriculture, bien qu’identifiée comme un pilier de l’économie guinéenne, reste bridée par le manque de voies de communication.

‘’Les infrastructures sont essentielles pour le développement d’un pays. Vous ne pouvez pas développer l’agriculture s’il n’y a pas de route pour désenclaver certaines zones qui sont, pour le moment, peu accessibles. L’activité économique peut être ralentie et fortement pénalisée par l’absence d’infrastructures routières. Et c’est la raison pour laquelle, puisque nous voulons avoir un taux de croissance relativement élevé, indépendamment du projet Simandou, du programme Simandou, pour que les autres secteurs soient aussi des facteurs de croissance, il faudrait qu’il y ait des infrastructures’’, a-t-il indiqué.
Au-delà du projet Simandou : diversifier les moteurs de la croissance
Tout en reconnaissant la portée historique et économique du méga-projet minier Simandou, le Premier ministre souhaite anticiper l’avenir. Pour lui, la Guinée ne doit pas céder au piège de la monoculture minière.

Pour que le pays atteigne un taux de croissance élevé, inclusif et durable, les autres secteurs d’activité (le commerce, l’artisanat, les services et l’agro-industrie) doivent impérativement prendre le relais. Et ce relais dépend entièrement de la connectivité du territoire national.
En rappelant ces priorités de manière aussi directe, Amadou Oury Bah place le ministère des Infrastructures face à ses responsabilités historiques : transformer les pistes de Guinée en véritables corridors de prospérité.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
