Alors que les candidats aux examens nationaux de la session 2026 attendent leurs résultats avec impatience, la justice continue de statuer sur le sort des présumés fraudeurs. Ce lundi 13 juillet 2026, le Tribunal de Première Instance (TPI) de N’Zérékoré a rendu son verdict dans l’affaire impliquant Micheline Honomou, interceptée en pleine triche lors du baccalauréat unique.
Prise en flagrant délit avec un téléphone portable
Les faits remontent aux dernières épreuves de l’année scolaire 2025-2026. Micheline Honomou, mère d’un nourrisson d’à peine trois mois, a été surprise dans la salle d’examen en possession d’un téléphone portable, alors que les épreuves avaient déjà été lancées.
Face aux magistrats du TPI, la jeune mère n’a pas cherché à nier l’évidence. Contrairement à d’autres prévenus, elle a choisi la voie de la franchise en reconnaissant immédiatement et intégralement les faits qui lui étaient reprochés. Cette posture de coopération, conjuguée à sa situation de jeune mère, a manifestement pesé en sa faveur lors des délibérations.
Un verdict allégé par des circonstances atténuantes
Prenant en compte ses aveux, le tribunal a opté pour une peine pédagogique plutôt que purement répressive. Selon les précisions du procureur par intérim près le TPI de N’Zérékoré, la justice a tranché.
« La dame a été condamnée à un mois d’emprisonnement assorti de sursis et au paiement de 500 000 francs guinéens d’amende », a-t-il déclaré.
La justice maintient la pression pour le mérite scolaire
Bien que la peine de Micheline Honomou soit assortie du sursis, cette condamnation s’inscrit dans une vaste offensive nationale contre les fraudes aux examens. Déclenchée par les autorités de la transition, cette politique de « tolérance zéro » vise à pérenniser le mérite et l’excellence en milieu scolaire.
Ce verdict vient ainsi s’ajouter à une série de décisions judiciaires récentes dans la région. La semaine dernière, le même tribunal avait déjà condamné deux autres candidats, Sophie Kolié et Aimé Kolomou, pour des faits similaires, prouvant que l’institution judiciaire reste inflexible sur le principe de la sanction.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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