Le baccalauréat unique, session 2026, s’est achevé ce vendredi 3 juillet sur l’ensemble du territoire national guinéen. Dans la commune urbaine de N’Zérékoré, cet examen de fin d’études secondaires s’est déroulé sans incident majeur.
Au sortir des centres d’évaluation, les sentiments des candidats étaient partagés entre soulagement, espoir et frustration. Si certains ont salué la conformité des épreuves au programme, d’autres ont pointé du doigt la difficulté de certaines matières et les conséquences du déficit d’enseignants.
Oumar Sano : Un déroulement sans accroc et des surveillants exemplaires
Candidat en option Sciences Expérimentales, Oumar Sano dresse un bilan très positif de cette session. Selon lui, les sujets étaient largement à la portée de ceux qui s’étaient bien préparés.
« On a commencé les examens de la bonne manière et on a terminé par la grâce d’Allah. Rien de grave ne nous est arrivé. Les sujets ont été donnés en fonction du niveau des élèves pour ceux qui ont révisé. Personne ne peut se plaindre d’un sujet hors programme », a-t-il déclaré.
Concernant la discipline dans les salles, il estime que la fermeté des délégués était justifiée et professionnelle.
« Ils n’ont pas été méchants envers nous. Le ministre compte sur l’excellence, nous, les élèves, on compte sur l’excellence, donc les surveillants ont aussi joué leur rôle, franchement », assure-t-il.
Madjou Doukouré : La biologie pour se rassurer, la physique comme obstacle
Pour Madjou Doukouré, l’examen a été à double tranchant. Si la dernière journée lui a redonné le sourire, l’épreuve de physique lui a donné du fil à retordre.
« Aujourd’hui, la biologie s’est bien passée chez moi parce que c’est la première fois que je prends un intercalaire depuis le début ! Seulement, il y a une matière qui m’a collée : c’est la physique. Le sujet qu’ils ont envoyé, je n’ai trouvé que la théorie. La pratique, je n’ai pas pu y toucher parce que c’était difficile », affirme-t-elle.
Malgré une surveillance qu’elle qualifie de sévère, la jeune candidate reste très optimiste quant à ses chances de décrocher le précieux sésame.
« S’il plaît à Dieu, j’espère quand même. Je suis sûre de ce que j’ai fait. Je serai admise », s’est-elle montré confiante.
Rémi Kolamou : le lourd tribut du manque d’enseignants et des soucis techniques
Le constat est plus amer pour Rémi Kolamou. Bien qu’il reconnaisse lui aussi le bon déroulement général et l’absence de fraude dans son centre, il justifie ses difficultés par des problèmes structurels liés à son établissement d’origine.
« Les mathématiques, ce n’était pas une matière qui me faisait peur. J’avais confiance en moi. Mais le problème, c’est que dans l’école où j’évolue, le manque de professeurs a fait qu’on n’a pas pu terminer réellement le programme, par exemple sur les probabilités. Et ils ont accentué une grande partie du sujet sur la probabilité. C’est ce qui m’a beaucoup fatigué », déplore-t-il.
En outre, Rémi a soulevé une anomalie technique lors de l’évaluation de biologie qui a pénalisé la compréhension.
« Le sujet qu’ils ont envoyé en biologie, il y avait des parties dedans où les schémas n’étaient pas tellement visibles. On ne pouvait pas très bien comprendre parce que c’était flou », se plaint-il.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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