Le dénouement judiciaire dans le dossier de l’ancien ministre de l’Environnement, Oyé Guilavogui, devra encore attendre. Initialement prévue pour ce mercredi 1er juillet 2026, la décision finale de la cour a été renvoyée à la fin du mois, prolongeant ainsi le suspense dans l’une des affaires de malversations financières présumées les plus lourdes du pays.
Un délibéré prorogé par la cour
Les regards étaient tournés vers la juridiction compétente ce mercredi matin, mais la cour a officiellement décidé de proroger son délibéré. Selon les informations recueillies lors de l’audience, la lecture du verdict est désormais fixée au 27 juillet 2026. Ce report maintient l’attente autour du sort de cet ancien haut responsable de l’État.
Le spectre de lourdes sanctions
Pour rappel, lors de la dernière audience, le ministère public s’était montré implacable, requérant des sanctions exemplaires contre l’ancien membre du gouvernement. Le parquet avait notamment réclamé une peine de prison de dix (10) ans d’emprisonnement, une amende colossale de 50 milliards de francs guinéens et la délivrance d’un mandat d’arrêt à son encontre.
Des montants vertigineux au cœur des débats
Oyé Guilavogui est poursuivi pour une série d’infractions économiques majeures: Détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
Les poursuites judiciaires s’articulent autour de plusieurs dossiers financiers et de projets publics d’envergure qui n’ont pas abouti comme prévu, impliquant des sommes faramineuses:
– SOTELGUI : 50 millions de dollars volatilisés, initialement destinés à la relance de la société de télécommunications.
– Backbone National : 300 millions de dollars alloués au projet d’infrastructure de fibre optique.
– Ministère de l’Environnement : Plusieurs dizaines de milliards de francs guinéens mobilisés et dont la gestion est jugée opaque durant son passage à la tête de ce département.
La décision du 27 juillet prochain s’annonce comme une étape cruciale dans la reddition des comptes concernant la gestion des précédents gouvernements.
Alpha.

