Le Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn a rendu son verdict ce mercredi 1er juillet 2026 dans l’affaire impliquant plusieurs figures connues du public guinéen. Hadiatou Bah (alias « Hadia Bandirou »), Mamadou Alpha Baldé (« SoprAlpha ») et Ahmed Saada Diallo (« Saad ») ont été fixés sur leur sort.
Poursuivis initialement pour « atteinte à l’ordre public et à la dignité des individus », les trois prévenus rentrent libres chez eux, bien que la justice ait retenu le délit de diffamation contre la principale accusée.
Fin des poursuites pour les charges principales
Le soulagement était au rendez-vous à l’énoncé du verdict. Le juge a décidé d’ordonner la fin des poursuites concernant les lourdes charges d’atteinte à l’ordre public qui pesaient sur le trio. Cette décision de relaxe signifie que SoprAlpha, Saad et Hadia Bandirou recouvrent immédiatement la liberté et peuvent regagner leurs domiciles respectifs.
Hadia Bandirou reconnue coupable de diffamation
Cependant, l’affaire ne se solde pas par un acquittement total pour tout le monde. Le tribunal a statué sur le volet des propos tenus par Hadiatou Bah. Cette dernière a été formellement reconnue coupable de diffamation.
Pour ce délit, le président du tribunal a prononcé une peine privative de liberté : Six (6) mois d’emprisonnement, intégralement assortis du sursis (elle n’ira donc pas en prison si elle respecte les conditions du sursis). La prévenue est aussi condamnée au paiement d’un million (1 000 000) de francs guinéens au Trésor public et au paiement du franc symbolique à la partie civile pour la réparation du préjudice moral subi.
Ce verdict vient clôturer un dossier qui a largement alimenté les débats, rappelant au passage les limites légales des déclarations publiques et la responsabilité individuelle face à la loi.
Alpha.
