À quelques jours du dépôt officiel du dossier de légalisation de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), son coordinateur national, Amadou Oury Bah, a tenu à lever toute équivoque sur le statut des membres fondateurs et le processus de désignation des futurs candidats.
S’exprimant lors d’un point de presse au siège du directoire national de campagne, le responsable politique a précisé, que l’inscription comme membre fondateur dans le dossier de demande de légalisation ne confère aucun droit automatique à une investiture électorale.
‘’Ce ne sont pas les mêmes fondateurs qui auront nécessairement leur nom encarté pour le dépôt de la demande de légalisation. Et cela ne donne aucun privilège pour dire que ce seront eux les candidats’’, a-t-il déclaré.
Selon lui, la priorité actuelle reste la finalisation et le dépôt du dossier auprès du ministère de l’Administration du Territoire. Le processus de sélection des candidats interviendra ultérieurement, sur la base de critères qui seront définis « en son temps ».
Cette mise au point, vise, selon le coordinateur, à mettre fin aux spéculations internes et aux tentatives de mobilisation en coulisses.
‘’Il n’y a pas lieu de se tirailler, d’appeler quelques éléments pour constituer un groupe compact de soutien afin de faire prévaloir quoi que ce soit’’, a-t-il averti, soulignant que ces démarches n’auront aucune incidence sur les futures investitures.
Dans un ton ferme, Bah Oury a également rappelé qu’il est la « seule personne habilitée » à déposer le dossier de la GMD, Bâtir ensemble, auprès du ministère de l’Administration du Territoire, conformément aux instructions du Président de la République.
‘’Il y a des gens qui sont beaucoup plus pressés que la lumière’’, a-t-il tancé, dénonçant certaines initiatives individuelles qu’il assimile aux pratiques de « l’ancienne politique ».
Faisant une image sportive, il a évoqué ceux qui voudraient « faire comme Maradona, dribbler à gauche, à droite », pour contourner les règles établies.
Le coordinateur national a insisté sur la nécessité d’instaurer une nouvelle culture politique fondée sur le sérieux, le respect et la transparence.
‘’Il faut faire émerger des valeurs d’honnêteté et d’empathie vis-à-vis de tous’’, a-t-il affirmé.
Il a par ailleurs rappelé que le statut de membre fondateur revêt un caractère essentiellement honorifique. Il s’agit, selon lui, de reconnaître l’engagement de celles et ceux qui ont œuvré pendant des mois, voire des années, à la mise en place du mouvement.
Ces militants auront ainsi le privilège de voir leur nom figurer dans le dossier officiel transmis au ministère, en tant que signataires de la demande de légalisation du parti qu’ils ont contribué à faire émerger.
Enfin, le coordinateur a évoqué l’engagement précoce de certains membres aux côtés du candidat et ancien président de la Transition, Mamadi Doumbouya, soulignant la continuité de leur implication dans la dynamique actuelle.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
