Climat de tension sr le site minier de Kaboye. Depuis ce jeudi matin, les ouvriers de The Mining House, une société sous-traitante de UMS, ont cessé le travail. Motif : la non-application de la convention collective des Mines et Carrières, pourtant en vigueur à l’échelle nationale.
Sur le terrain, toutes les activités sont à l’arrêt. Aucun moteur ne tourne, aucun service ne fonctionne. Les employés réclament simplement le respect d’un engagement qui, selon eux, avait été pris par la direction.
‘’En septembre, le DRH nous avait assuré qu’en octobre, nos salaires seraient revus à la hausse, conformément à la nouvelle convention. Aujourd’hui, on vient nous dire que cela ne nous concerne pas. C’est une trahison’’, déplore un travailleur, visiblement excédé.
Mais l’annonce n’a pas été la seule goutte d’eau. À ce refus de respecter la convention, s’ajoute un retard de paiement du salaire de septembre, alors que les familles doivent faire face aux dépenses de rentrée scolaire.
‘’C’est le 9 octobre. Aucun franc payé. Les enfants doivent aller à l’école, comment faire ?’’, s’indigne un autre gréviste.
La direction, elle, dément la légalité du mouvement. Pour Issiaga Sylla, Directeur des ressources humaines de The Mining House, il ne s’agit même pas d’une grève.
‘’Il n’y a rien d’officiel. Aucune notification ne nous a été adressée. Donc, pour nous, cette grève n’a pas lieu d’être’’, a-t-il banalisé.
En toile de fond, c’est toute la question de l’intégration des sous-traitants dans les mécanismes de protection sociale du secteur minier qui revient. Depuis plus de dix ans, The Mining House fournit à UMS des prestations dans la pneumatique, la restauration, l’entretien ou encore la mécanique légère, sur les sites de Katougouma, Kaboye, Missira et Wedhou Bour.
Mais pour les travailleurs de Kaboye, la patience a visiblement atteint ses limites.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
