Dans un communiqué distillé à la presse dans la nuit du mercredi, 10 août 2022, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a annoncé une mission aux sièges des partis politiques au niveau national et préfectoral. Ce sera à partir du 16 août jusqu’au 15 septembre prochain.
Selon le communiqué, cette mission aura pour but notamment, de s’assurer de la conformité des actions et du fonctionnement de ces partis politiques avec les textes de lois en vigueur. Une mission que trouve normale certains leaders politiques à l’image de Kéamou Bogola Haba, coordinateur du mouvement Front National pour la Défense de la Transition (FNDT).
« C’est un bon exercice de faire l’audit des partis politiques mais c’est très insuffisant si nous voulons faire une refondation ou une révolution dans ce secteur des partis politiques qui reste l’un des domaines qui freinent notre développement sociopolitique et économiques pendant ces 32 dernières années. Si ce travail est bien fait par le MATD comme il se doit et cela en référence au portrait robot d’un vrai « Parti Politique National Institution « qui résiste au temps et aux hommes, aucun parti politique guinéen parmi les 180 et plusieurs partis politiques agrées ne répondra satisfaisant á 50% aux critères objectifs d’un Parti Politique », s’est-il félicité.
Plus loin, Bogola HABA ajoute :
« Au lieu d’être des institutions fortes transversales dotées en ressources humaines et économiques suffisantes capables de renforcer la démocratie interne en leur sein et celle nationale, certains partis politiques n’ont même pas d’existence physique á travers des sièges. D’autres ne tiennent pas de réunions ordinaires, ni de Congrès pour faire l’alternance interne. D’autres se font financer illégalement ou de manière occulte, d’autres ont des militants et des représentants des structures locales appartenant à 90 % à une seule communauté ethnique. D’autres ne participent même pas à des élections, d’autres n’ont pas de femmes dans leur Bureau Politique. D’autres ne font pas certifier leurs comptes par la cour des comptes, d’autres n’ont pas de preuves de formation citoyenne de leurs militants. D’autres partis se sont transformés en véritable marchandise pour être vendable et rachetable avant chaque élection. D’autres font du nomadisme politique et de la fraude électorale leurs activités principales », a-t-il dénoncé.
Pour terminer, ce partisan du régime en place demande la dissolution pure et simple des partis politiques actuels :
« Il faut purement et simplement dissoudre tous les partis politiques actuels et promouvoir deux ou trois nouveaux grands et solides partis politiques qui seront de véritables institutions capables de construire notre Unité Nationale dans notre diversité et de qualifier notre démocratie. Ainsi, au lieu des centaines de demandes d’agréments par an, nos compatriotes vont plutôt créer des entreprises pour faire face au besoin de développement économique de notre Nation » a-t-il indiqué.
Ibrahima Camara pour lerevelateur224.com
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