Dans le cadre des préparatifs de l’élection présidentielle fixée au 28 décembre 2025, et conformément aux dispositions du nouveau code électoral, la Direction Générale des Élections (DGE) a, dans un communiqué publié le mardi 7 décembre, annoncé
la mise en place d’une Commission de réception et de validation des parrainages ainsi que d’une commission financière.
Se prononçant sur cette actualité chez nos confrères de Cavi médias dans l’émission «le Scanner», Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), a laissé entendre que la Direction en charge de l’organisation des élections en Guinée est allée vite en besogne.
« Je pense bien que la DGE est partie vite en besogne, parce que celle qui dirige cette direction, elle était commissaire à la CENI pendant plusieurs années. Elle connaît bien comment une élection s’organise, parce que c’est elle qui s’occupait du fichier électoral. Nous pensons que pour aller à une élection, il ne faut pas brûler les étapes. Pendant que la cour suprême statutait sur le référendum, nous avons vu le président de la transition prendre un décret pour procéder à sa promulgation. Donc, ça aussi, on n’a jamais été vu en Guinée », a-t-il déploré.
Pour le leader du Parti pour le Progrès et le Changement (PPC), à partir du moment où la constitution est promulguée par le président de la transition, la Direction Générale des Élections ne peut plus organiser des élections en Guinée.
« Aussi, vous avez vu le lendemain de la promulgation, sans concertation, le président de la transition prend un autre décret pour fixer la date de l’élection présidentielle au 28 décembre. Ça aussi, c’est autre une erreur de la part des autorités. Puisque, nous sommes dans un processus, la DGE, nous pensons que la constitution qui avait été votée et promulguée par le président, cette constitution rentre en vigueur. Logiquement, la DGE n’a plus de place pour organiser des élections. Parce que dans la constitution, il y a un organe technique de gestion des élections qui est déjà programmé et cette constitution a été votée et le oui l’a emporté. Donc, le travail de la DGE devrait se limiter à partir du référendum, parce que la DGE est rattachée au MATD. Donc, c’est un instrument du gouvernement alors que dans la constitution, on parle de l’organe indépendant de gestion des élections. Donc, cet organe-là ne devrait pas être rattaché au gouvernement, parce que c’est un arbitre. Un arbitre doit être neutre. Chacun de nous a vu l’organisation des élections référendaires où il y a eu beaucoup d’anomalies dans la gestion. Donc, nous pensons que pour aller vers ces élections, on devrait respecter la constitution qu’eux-mêmes, ils ont élaboré. Les 199 articles, ils ont fait la campagne, on a voté et le oui a remporté et ça été promulgué par le président Doumbouya. Donc, à partir de ça, nous pensons que les autorités actuelles devraient être les premières à respecter cette constitution », a-t-il martelé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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