Depuis le début du mois de juin, des pluies diluviennes s’abattent sans cesse sur la ville de Conakry et ses environs, provoquant ainsi des cas d’inondations d’une ampleur sans commune mesure. Dans la commune urbaine de Coyah et à Manéyah, les dégâts sont énormes.
Selon Souleymane Camara, coordinateur préfectoral de l’Agence Nationale de Gestion des Urgences et Catastrophes Humanitaires (ANGUCH), trois décès ont été enregistrés, dont un enfant de six (6) ans, et plus de 240 ménages ont été gravement affectés dans plusieurs localités, notamment à Manéyah.
‘’Depuis le début du mois de juin, une forte pluviométrie a été constatée et il y a eu des inondations dans la commune, il y a eu d’énormes dégâts et des pertes en vies humaines, il y a eu trois (3) cas de morts enregistrés dans la préfecture de Coyah et à Manéyah et il y a eu plus de deux cent quarante ménages (240) ménages impactés’’, a-t-il dressé.
Selon lui, les agents sont sur le terrain pour évaluer et recueillir les informations. ‘’L’État doit prendre des mesures et faire mieux pour ne pas qu’il y ait vraiment d’autres pertes en vie humaine, parce que ces personnes qui sont là, doivent être délocalisées, parce qu’elles sont dans le bas-fond. Là où elles sont, c’est pas habitable. Elles doivent quitter. L’État doit agir pour sauver des vies. C’est ça notre mission pour sauver des vies. Donc, il faut qu’il y ait vraiment l’accompagnement de l’État, pour que ces gens-là puissent libérer ces lieux’’, a-t-il lancé.

Parmi les victimes, un enfant de six (6) ans, élève en première année, a été emporté par les eaux, alors qu’il tentait de récupérer sa chaussure tombée dans un marigot. Abdourahamane Gueye, père du défunt, visiblement bouleversé, raconte les circonstances tragiques de la perte de son fils.
‘’Les enfants ont l’habitude de jouer près du marigot. Je leur ai toujours interdit d’y aller. Mais ce jour-là, il est parti pour se laver les pieds, une de ses chaussures est tombée, et c’est en la récupérant que l’eau l’a emporté. C’était vers 15 heures. Il a été enterré ce matin’’, a-t-il raconté, avant de regretter la perte de son enfant. ‘’Il n’avait que six ans. Je l’aimais beaucoup, j’avais tant investi en lui. Mais Dieu a voulu ainsi.’’
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
