Quelle triste comédie que ce prétendu « journaliste » alimentaire se vautrant dans une danse grotesque de la démagogie médiatique ! Ce gratte-papier ambitieux, dont la seule investigation consiste à lécher les bottes du pouvoir, s’agite désespérément sous les projecteurs comme un pantin désarticulé. Son objectif ? Rappeler son existence pitoyable au Général, dans l’espoir sordide d’arracher par flagornerie un décret présidentiel pour un poste plus « juteux ». Mais qui donc pourrait s’en étonner ?
« L’hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu », disait La Rochefoucauld. L’individu confirme cette maxime avec une constance pathétique : lui, qui tonnait jadis contre le CNRD dans l’émission « Grande Gueule » sur Espace Fm et Tv– qualificatif d’ailleurs usurpé pour un muet opportuniste – a prestement refermé son clapet dès qu’on lui a jeté les miettes d’une nomination. Le voilà transformé en chien obéissant, aboyant sur commande contre ceux-là mêmes qu’il n’osait défendre quand ses anciens confrères journalistes étaient réduits au silence.
Quelle indécence ! Ce Tartuffe des ondes ose aujourd’hui donner des leçons à Tibou Kamara, homme d’État dont l’expérience et l’intelligence stratégique écrasent son misérable cabotinage.
« La propagande ne sert pas à dire le vrai, mais à justifier l’indignité », aurait murmuré Orwell. Notre faux-jeton en est la vivante illustration – lui dont la carrière repose sur un odieux chantage :
« Montre-moi ton compte en banque, ou je détruis ta réputation ! » Hurlait-il à des cadres parfois véreux, avant de les crucifier en direct s’ils refusaient de nourrir son portefeuille. « On trahit toujours par où l’on pèche », philosopherait Sénèque. N’est-ce pas là trahir son propre métier que de s’ériger en censeur après avoir monnayé son silence ?
Le comble du cynisme : ce mercenaire de l’information prétend incarner la morale alors qu’il bafoue quotidiennement ses prétendus principes. « Rien n’est plus indigne que de faire servir la vertu de masque à l’ambition », grondait Rousseau. Un masque qui lui glisse désormais de la face, révélant la grimace d’un arriviste prêt à toutes les compromissions.
Quant à ses attaques contre le ministre Tibou Kamara, elles relèvent de la plus basse jalousie. « La corruption des hommes suit toujours celle des principes », observait Montesquieu. En vilipendant ce ministre intègre, notre pamphlétaire raté ne fait que projeter sa propre décomposition morale. Pathétique tentative de se grandir en rabaissant un géant – mais on ne devient pas colosse en piétinant des statues.
Kaba 1er
Natif de Kankan.
