A la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), les journalistes reporters ne sont plus autorisés à faire des enregistrements (audio et vidéo). La décision a été prise par le président de la chambre du jugement, Daouda Conté.
En effet jusqu’au mois de juillet dernier, début des vacances judiciaires, les hommes de médias ne s’étaient pas retrouvés obliger d’écrire en même temps qu’ils suivent les procès.
L’enregistrement permet aux journalistes de recueillir les différentes interventions au cours des procès, de pouvoir mieux décrypter, pour enfin traiter et diffuser ce qui en sort comme l’information.
C’est à la rentrée des vacances judiciaires en d’octobre dernier, que le président de la chambre de jugement de la CRIEF a décidé de mettre fin à tous types d’enregistrements pendant les procès.
Ce mercredi 6 novembre, alors que la Cour appelait l’affaire Kassory, le président a encore rappelé que tout enregistrement est prohibé à la salle et que toute personne qui s’hasarderait à défier cette décision se verra dépouiller de son téléphone.
Le procureur spécial Aly Touré, pour rajouter, a insisté sur la décision tout en pointant du doigt la presse. Aly Touré est allé jusqu’à brandir qu’il n’hésiterait pas à enclencher des poursuites judiciaires contre tout journaliste qui serait pris en train d’enregistrer ou de filmer.
Désormais, les journalistes sont obligés de suivre les procès et prendre notes en même temps, pour rédiger leurs papiers.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.
