À moins de 24 heures de l’ouverture des classes de la session 2024-2025, les parents d’élèves de la commune urbaine de N’Zérékoré intensifient les défilés devant des différents points de vente de fournitures scolaires au grand marché. Rencontrés ce mardi 24 septembre 2024 par notre correspondant, certains vendeurs et acheteurs restent partagés sur la fréquentation de la clientèle et la cherté de la vie en raison selon eux, du mauvais état des routes.
Dans la commune urbaine de N’Zérékoré, si certains sont confrontés aux lamentations des parents d’élèves, d’autres par contre, se réjouissent. Au regard de la dégradation indescriptible des routes en Guinée forestière, ce vendeur de tenue est contraint d’augmenter les prix.

‘’Cette année et l’année précédente, c’est différent. Parce que cette année, les parents d’élèves pleurent beaucoup. Ils viennent en se plaignant par apport à la rentrée scolaire. Souvent, on rentrait à l’école le 3 Octobre. Mais cette année-là, c’est prévue pour le 25 Septembre et si les parents d’élèves viennent, ils disent que la rentrée est trop, parce qu’ils ont l’habitude d’attendre jusqu’au mois d’Octobre. Ils se plaignent également de la cherté des fournitures scolaires. Et nous les vendeurs, avec l’état des routes qui ne sont pas bons, cela a occasionné la hausse des frais de transport qui sont d’ailleurs très chers. On est obligés d’augmenter un peu pour qu’on ait un peu de bénéfices.
On dépense beaucoup nous aussi avant que nos marchandises ne soient ici. Donc, si les autorités cherchent d’arranger les routes pour que la circulation des marchandises soit rapide, ça sera très facile pour nous, mais aussi pour les clients. Au-delà de ça, si la rentrée était prévue au moins le 3 ou le 4 Octobre, les parents allaient pourvoir faire l’achat des fournitures pour leurs enfants’’, a soutenu Mohamed Kallo.
De son côté, Mamadi Touré, un autre vendeur de fournitures scolaires et de bureautique au grand marché de N’Zérékoré, lui se réjouit de la clientèle de cette année par rapport à l’année précédente.

‘’Cette année-là, disons Dieu merci. L’année dernière, les cahiers étaient à 20.000 GNF le paquet, mais aujourd’hui avec la conjoncture, le cahier est revenu à 18 000 GNF, le paquet y compris 200 pages et 100 pages. Les clients viennent parce que le problème de la rentrée scolaire, il faut nécessairement le cahier. Si l’Etat propose le 25 Septembre, on ne peut pas dire le contraire. Les gens paient quand même et ils ne se plaignent pas. Et même s’ils se plaignaient, ça ne serait pas notre faute, parce qu’eux et nous, subissons les conséquences de la dégradation très poussée des routes en Guinée’’, a déclaré Mamadi Touré.
Venu de Lola pour s’approvisionner au grand centre de négoce de la capitale de la région forestière, ce parent d’élèves pointe un doigt accusateur sur l’état des routes.

‘’Je suis venu acheter les tenues, les cahiers et les sacs pour mes enfants. Mais vraiment, je vois le marché, quand même on doit s’apprêter pour venir acheter les fournitures, pour qu’on puisse soutenir les enfants pour leurs avenirs. Donc, vraiment je ne peux pas dire que le marché est cher. Et je ne peux pas aussi dire que le marché n’est pas cher. Sauf que l’état de la route, pour quitter Lola pour N’Zérékoré, il n’y a même pas de route. Et de N’Zérékoré-Conakry, c’est encore très difficile. Moi, je suis venu ce matin là, vraiment, quitter Lola venir ici, j’ai dépensé plus de 40.000 GNF’’, s’est lamenté Sékou Traoré, parent d’élèves.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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