Pour des chercheurs, on peut réformer, ainsi, le niveau de graduation académique en tenant compte des spécificités du moment, dans un contexte international global, multiformes et pluridisciplinaires:
La méconnaissance, l’inexploitation des ressources naturelles riches et variées de l’Afrique est une opportunité d’affaires.
Cas de la relation bilatérale entre l’Occident et l’Afrique.
Quelques pistes d’analyses : L’inexploitation de notre ressource naturelle constitue une opportunité d’affaires pour l’Occident et l’Afrique. La méconnaissance des ressources naturelles africaines est une réalité. Pour le sous sol (économie minière) : sur une échelle de 100 km, les connaissances du sous sol africain tournent autour de 1 à 10 km. Autrement dit, sur chaque 100 km du sous sol africain, nous ne connaissons que 10 km, et les autres 90 km sont méconnus. À l’échelle nationale (guinéenne), c’est 1/100 km. Il en est de même pour nos océans (économie bleue) et nos forêts (économie verte). Aucune étude scientifique n’a été faite pour présenter un résultat exhaustif. Cette méconnaissance de nos ressources naturelles est effectivement une opportunité d’affaires pour l’occident, mais aussi pour l’Afrique.
De plus, économiquement, quand on parle d’occident, ce sont les pays jugés développés que constituent les pays européens et les pays de l’Amérique du Nord. En face d’eux, nous avons les pays concurrents qui sont communément appelés les pays en voie de développement ou le BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Sud Afrique). Et pour finir, il y’a aussi les pays du Golfe.
De ce qui précède, vu le contexte géopolitique et économique, l’Occident doit il voir nos ressources naturelles comme une opportunité d’affaires et les financer ? Ou va-t-il laisser le vide aux deux (2) autres blocs ?
Par ailleurs, il faut préciser que le financement de la recherche des ressources naturelles est très coûteux et risqué. Toutefois, il reste de même une opportunité d’affaires. L’Occident en acceptant de financer les recherches sur nos ressources naturelles, et qu’au terme des recherches, nous y trouvons des ressources économiquement rentables, peut constituer une très bonne opportunité d’affaires. Au cas contraire, l’Occident laisse le vide, susceptible d’être occupé par les pays du Golfe ou des BRICS.
Au cas où l’Occident accepte de financer les recherches et l’exploitation, le mécanisme de financement ou d’affaires peut être entre États, ou entre Privé et l’Etat.
(1) Entre États : à travers les coopérations. À ce niveau, seule une option est possible : L’assistance technique.
(2) Entre privé et État : à travers le Partenariat Public Privé (PPP). Dans ce cas, l’Afrique peut opter pour un BOT (Build – Operate – Transfert ).
À travers ce mécanisme, tout en établissant un partenariat gagnant gagnant, l’Occident sera de plus en plus puissant, l’Afrique également pourra connaître son décollage économique.
Nb : Il faudrait que tout ceci soit analysé à travers des recherches et des études pour évaluer les opportunités économiques.
Ibrahima Kalil Keita
DG du Service National de Coordination des Projets Miniers / Ministère des Mines et de la Géologie
