Cette année, la Guinée a connu un changement climatique très brutale à travers une vague de chaleur que les citoyens ont considérablement ressenti. Un changement climatique dû à plusieurs facteurs anthropiques liés notamment à la coupe des berges des cours d’eau et des têtes de sources, la déforestation entre autres.
Face à cette problématique, notre correspondant régional a interrogé ce jeudi 23 mai 2024 le chef section préfectorale des forêts et faunes de Kindia sur ce sujet. Selon le Lieutenant Ibrahima Sory Soumah, cette vague de chaleur qui s’est manifestée cette année, est dû aux effets anthropiques sur les ressources forestières.

‘’C’est dû aux effets anthropiques, c’est-à-dire, à l’utilisation irrationnelle des ressources forestières. Les forêts constituent un puits de carbone, à travers l’atmosphère, il y a des échanges gazeux, c’est-à-dire, nous respirons l’oxygène libéré par les plantes et les plantes absorbent les gaz carboniques. Donc, c’est ce qui est mis en cause à travers la coupe des arbres. Il y a des lieux stratégiques qu’on ne devrait pas couper comme les berges des cours d’eau, la tête des sources. Ensuite, une autre cause, c’est les feux de brousse, on a plus d’une vingtaine de plaintes concernant les feux de brousse. Ils détruisent les plantes, chasse les animaux et mais aussi ça devient même un frein pour l’agriculture.
En plus, il y a un problème de conscientisation au niveau de la population. C’est pourquoi, nous avons multiplié les sensibilisations pour dire que le problème de l’environnement n’est pas le problème d’une seule personne, mais l’affaire de tous, parce que s’il fait chaud, ou bien s’il pleut peu, nous allons ressentir tous. La destruction de l’environnement détruit même nos cadres de vie, parce qu’il y a des moments, on ne pourra même pas respirer et même sous les arbres, il fait chaud’’ a expliqué le Lieutenant Ibrahima Sory Soumah.
Selon lui, plusieurs mesures sont prises pour lutter contre la dégradation de notre environnement, qui d’ailleurs, doit être le combat de tout un chacun.
‘’Avec la recrudescence des coupures d’électricité et que Kindia abrite l’essentiel des barrages hydroélectriques de la Guinée, les berges des cours d’eau de ces barrages hydroélectriques sont attaquées, donc, nous allons les restaurer pour que l’eau soit régulière dans ces cours d’eau. Il y a des propositions sur la loi fria qui prévoit qu’à chaque mariage, l’homme et la femme plantent un arbre. C’est l’impression que le président de la République a voulu donner. Un guinéen, un arbre planté et protégé. Vraiment, à l’allure là, chacun là où il est, doit chercher à planter un arbre. Comme disait un Penseur : « celui qui a planté un arbre, n’a pas vécu inutilement ». Vraiment, le problème de réchauffement climatique, si on ne prend pas des mesures, notamment faire des reboisements, car la forêt est un puits carbonique, un abri, une maison pour la faune sauvage, mais aussi une pharmacie, donc, si on détruit la forêt, on se détruit soi-même’’, a lancé le chef section préfectorale des forêts et faunes de Kindia.
Depuis Kindia, Amara Dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
