Prenant part à une activité initiée par les jeunes de la Cimenterie, dans la commune urbaine de Kagbelen, le ministre de la Jeunesse et des Sports a tenu le week-end dernier, un langage de vérité envers ses interlocuteurs.
Alors que le thème central de cette rencontre portait sur la paix et la quiétude sociale, Kéamou Bogola Haba a estimé que l’emploi des jeunes ne peut se faire sans la paix.
‘’Notre pays est en transition. Après 65 ans, nous voulons rectifier ce que nous n’avons pas bien fait, ça veut dire que quelque chose a été mal fait. Et si quelque chose a été mal fait, il faut prendre conscience de cela et corriger. Qu’est-ce qui a été mal fait ? Nous avons 80% de la population qui est jeune et cette population est au chômage. C’est un problème. On ne peut pas avoir la dignité si on ne travaille pas. Et notre jeunesse ne travaille pas’’, assure-t-il.
Pour le chef du département de la jeunesse et des sports, la première raison du chômage des jeunes relève du fait que le secteur privé ne crée pas d’emplois depuis très longtemps. ‘’Et l’Etat a atteint le maximum de sa capacité. Le nombre d’employés que nous avons à la fonction publique, ne peut pas permettre de créer de nouveaux emplois en grand nombre pour faire face à plus de 3 millions de chômeurs que nous avons aujourd’hui entre nos mains. Et comme nous n’avons pas le choix du côté du gouvernement d’employer plus de 4 millions de nos compatriotes, qui va créer de l’emploi pour nos jeunes ? Nous n’avons d’autres choix que dans le secteur privé’’, estime-t-il.
C’est pourquoi, le ministre Kéamou Bogola Haba dira ‘’que nous ne sommes pas là pour quémander la paix. Parce que c’est le chemin. Si pour les 10 années à venir, nous devons créer 3 à 4 millions d’emplois, vous devez comprendre qu’aucun investisseur sérieux ne peut investir s’il n’y a pas de paix dans le pays. Il n’y a pas d’autres chemins que ça. Est-ce que nous devons continuer de prier pour qu’il y ait la paix ? Est-ce que nous allons continuer à demander pardon aux uns et aux autres pour qu’il y ait la paix ? Non ! Parce que c’est le chemin. Pendant cette transition, il n’y a pas autre chose à dire, il faut coûte que coûte la paix. Et tous les acteurs doivent comprendre qu’il n’y a pas d’autres chemins que la paix’’, a-t-il interpellé.
Madiou BAH.
