En marge de la célébration de la journée internationale des droits des femmes à Kindia, les femmes à a mobilité réduite sont montées au créneau pour exprimer leur ras-le-bol. Selon elles, les autorités à tous les niveaux n’ont aucune considération pour leur structure. C’est pourquoi, le 08 mars dernier, elles se sont fortement mobilisées à la place des martyrs, dans l’intention de rencontrer le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya.
Malheureusement pour ces femmes, le président de la transition était absent à cette célébration. Et pis, elles n’ont pas eu un temps de discours pour exprimer leurs préoccupations. Interrogée par rapport à cette situation, leur porte-parole, Aye Diakité Kaba, n’a pas manqué de relever les difficultés auxquelles elles sont confrontées.
‘’Les femmes handicapées de Kindia souffrent. Là où on gagnait aussi un peu d’argent sans sortir sur la route, on nous a retiré ce lieu. Actuellement, nous sommes dispersées un peu partout dans la ville, pas de fonctionnaire parmi nous, mais beaucoup ont des métiers. On fait la teinture, la savonnerie, les draps de lit, les bambous rotins. Donc, nous étions venues dire au président, que certes nous sommes handicapées, mais nous pouvons servir quelque part. Ensuite, on envoie certaines choses pour les différentes structures et organisations, mais nous, on ne reçoit rien depuis 3 ans, même certains dons’’, s’est-elle indignée.
Poursuivant, la porte-parole des femmes handicapées de Kindia demande aux autorités de leur venir en aide, pour ne pas qu’elles retournent encore dans les rues.
‘’Nous ne voulons pas retourner dans les rues, nous voulons servir à quelque chose dans la société. Comme c’est Dieu qui aide, donc, par l’entremise du président Mamadi Doumbouya, nous lui demandons de venir à notre aide, car nous sommes en association, de nous sortir de la souffrance.
Nous sommes sous le soleil et la pluie, on a faim, on ne peut pas se battre comme les autres, mais nous avons appris des métiers, qu’on nous accompagne dans ce sens, parce qu’il y a beaucoup de mères de familles parmi nous, même l’uniforme qui a été partagée pour la célébration du 8 mars, nous, nous n’avons presque rien reçu’’, a-t-elle interpellé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
