La fermeture des pharmacies non agréées sur toute l’étendue du territoire national, ordonnée par l’Etat, a été un ouf de soulagement pour bon nombre de citoyens. Cependant, le manque de médicaments se fait sentir par endroit en région forestière. C’est le cas de la sous-préfecture de Sinko, située à 56 km du chef-lieu de la commune urbaine de Beyla.
Cette sous-préfecture qui compte plus 135.000 habitants, n’a aucune pharmacie agréée. En tout cas, c’est ce qui resort d’un entretien qu’a accordé le maire de la commune rurale de Sinko à notre correspondant régional. A l’entame, Lamine Koné a évalué la popularité de sa commune par rapport au manque de pharmacies agréés.

‘’Sinko avec une population de 135.000 et quelques habitants, pas de pharmacies agréées, je pense que c’est dur pour la population. Pour avoir des médicaments aujourd’hui, ce n’est pas facile. Avec un tel nombre de populations pour un seul centre de santé et 05 postes de santé, jusqu’à présent, c’est insuffisant. Les produits manquent, ça, c’est un.
De deux, le personnel sanitaire manque également. Quand vous partez dans les postes de santé comme dans le seul centre de santé, le personnel manque. Et quand le personnel qualifié manque dans une structure sanitaire, c’est la désolation. L’accueil ne sera pas comme ça, parce que les gens ne sont formés’’, a fait savoir Lamine Koné.
Plus loin, Lamine Koné, maire de la commune rurale de Sinko a, à travers un plaidoyer auprès des autorités de la transition, sollicité un appui de la part de la pharmacie centrale de Guinée.
‘’Nous comptons que la pharmacie centrale de Guinée puisse nous appuyer pour qu’on ait des médicaments dans la grande commune rurale de Sinko. Nous lançons également un message au gouvernement, à travers le Ministère de la santé et de l’Hygiène publique, de nous doter de personnels soignants dans nos postes de santé’’, a-t-il plaidé.
Par ailleurs, Lamine Koné a précisé que les 75% du personnel soignant de l’unique centre de santé et des postes de santé de la commune rurale de Sinko, sont stagiaires et contractuels.
Depuis N’Zérékoré, JOB F. BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
